Les papeteries sont en crise
À l'approche de la rentrée scolaire, les papeteries vendaient beaucoup de fournitures. Mais depuis quelques années, ce n'est plus le cas.

Chaque année durant l'été, les papeteries du canton réalisaient d'importants bénéfices grâce à la vente de fourniture scolaire. Seulement, depuis 2017 et un arrêt du tribunal fédéral, c'est aux cantons de prendre en charge les coûts du matériel scolaire des élèves à l'école obligatoire.
Cette aide financière est bienvenue pour les familles, mais pour les papeteries, elle s'accompagne d'une baisse significative des ventes. Le groupe Duplirex constate une baisse de 30% de son chiffre d'affaires lié aux fournitures scolaires. La papeterie La Virgule à Estavayer fait, elle aussi, le même constat.
On est passé de 2'500 francs par jour à 15 francs en moyenne
La papeterie Seydoux à la Tour-de-Trême subie également cette baisse de plein fouet. Il y a 7 ans, c'est-à-dire avant que le canton prenne en charge les fournitures, 25 clients par jour en moyenne venaient spécialement pour acheter du matériel scolaire. Cette année, le magasin enregistre moins d'un client par jour en moyenne.
Face à cette baisse considérable de leur chiffre d’affaires, les papeteries revoient leur organisation et tentent de s’adapter pour compenser les pertes. Elles passent moins de commande de crayons et dédient moins de place à la rentrée scolaire dans leur magasin.
Certaines papeteries décident aussi de diversifier leur offre, en proposant par exemple des animations ou des ateliers de bricolage. Et heureusement pour elles, elles peuvent toujours compter sur les commandes de plusieurs entreprises.