Liam Rivera revient sur son incroyable saison

Le snowboarder fribourgeois, champion du monde de freeride et vainqueur de l'Xtreme de Verbier, était l'invité de Fribourg fait maison.

Le Fribourgeois Liam Rivera était l'invité de Fribourg fait Maison. © La Télé

Liam Rivera a marqué l'histoire du Freeride cette saison. En février dernier, le Singinois de 26 ans est devenu le premier champion du monde de freeride. Ensuite, il a remporté la 30e édition de l'Xtrême de Verbier. Remis de ses émotions, il s'est confié lors de l'Apéro de Fribourg fait maison ce jeudi. 

Gaël Longchamp: Cette saison est quand même assez incroyable. Vous arrivez à mettre des mots sur cet hiver?

Liam Rivera: c’est assez rare que les compétitions se passent exactement comme prévu. Cette année, ça m’est arrivé deux ou trois fois, et les championnats du monde en faisaient partie. Au début, je ne réalisais pas vraiment. Déjà avant la compétition, je ne mesurais pas à quel point c’était un événement important. C’était aussi quelque chose d’assez nouveau dans le monde du freeride.

Après coup, avec toute l’attention et le fait d’être champion du monde, c’est devenu plus concret. Mais c’est difficile trouver les mots, parce que c’est un objectif sur lequel tu travailles pendant des années, et tout se joue à un moment précis. Même une ou deux semaines après, il y avait encore des moments où je me disais : “Waouh, j’ai quand même réussi ça.” C’est assez fou. Mais la saison continuait, donc il n’y avait pas beaucoup de temps pour vraiment s’arrêter.

Cette année, c’était la première fois qu’il y avait un véritable championnat du monde de freeride. C’était particulier?

Oui parce que c’est un événement qui ne compte pas pour le reste de la saison. Ça change un peu la stratégie. Sur le circuit, tu veux performer, mais tu veux aussi te requalifier. Donc tu ne peux pas prendre autant de risques, parce qu’une chute peut te coûter un résultat important pour le classement général.

Les championnats du monde, c’était différent: j’avais l’impression qu’il y avait tout à gagner et rien à perdre. Ça change la manière d’aborder la compétition.

Je ne me dis pas que je dois battre quelqu’un, mais plutôt: qu’est-ce que je peux faire à mon niveau?

Ensuite, il y a eu un monument dans le freeride, l’Xtreme de Verbier. Qu’est-ce qui fait la différence sur cette face mythique ?

C’est difficile de dire qu’il y a un seul facteur. Pour moi, il ne faut pas se focaliser sur les autres. Je ne me dis pas que je dois battre quelqu’un, mais plutôt: qu’est-ce que je peux faire à mon niveau? Quels risques je suis prêt à prendre?

La face est la même depuis des années, donc beaucoup de choses ont déjà été faites. L’important, c’est de trouver le bon équilibre entre prise de risque et choix de ligne. C’est une face très raide, exposée, avec beaucoup de rochers. Et il faut aussi s’adapter aux conditions, qui changent chaque année.

Quelle valeur cette victoire a pour vous ?

Dans le monde du freeride, c’est probablement la compétition la plus importante. Aujourd’hui, c’est peut-être un peu débattu avec les championnats du monde, mais pour moi, ça reste la référence.

C’est une épreuve que tout le monde regarde, et que je regardais moi-même depuis des années. La gagner et voir mon nom parmi les vainqueurs, c’est quelque chose d’incroyable.

Vous pouvez cocher cette case : gagner l’Xtreme de Verbier, c’est fait. La saison de compétition est terminée. On pense déjà à 2027 ?

Oui et non. La saison n’est pas complètement finie pour moi. J’ai encore des projets avec des sponsors et d’autres choses jusqu’au début du mois de mai, probablement.

C’est d’ailleurs la période où il y a le plus de neige dans les Alpes, donc il reste encore pas mal de choses à faire.

La Télé / Frapp - Léo Martinetti
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