Manifestations contre l'inaction climatique
Après un été caniculaire, des milliers de personnes sont descendues dans la rue à Genève et Lausanne samedi après-midi pour dénoncer l'inaction face au réchauffement climatique. Elles ont marché derrière une banderole "Suffoquer n'est pas une fatalité".
"Pas de planète B", "L'avion du futur, c'est le train" ou encore "On est cuit", pouvait-on lire sur des pancartes. Pour les plus de 100 associations et partis organisateurs, l'été 2026 doit servir d'électrochoc, car les mesures politiques ne sont pas à la hauteur ni assez rapides, malgré l'existence de plans climat. Ils exigent des actions d'adaptation, mais aussi de réduction des émissions de CO2.
A Lausanne, la marche a réuni entre 5000 et 6000 personnes, selon une estimation de Keystone-ATS. Le défilé a démarré peu avant 15h00 de la place de la Riponne, avant de sillonner le centre-ville en direction de l'esplanade de Montbenon, point de chute de la manifestation.
Le cortège s'est arrêté plusieurs fois pour des divers discours. Des personnes de milieux affectés par la canicule (éducation de la petite enfance, agriculture) ont notamment pris la parole. D'autres ont dénoncé l'inaction politique et le système capitaliste au sens large, mais aussi des objets plus précis et locaux, à l'instar de l'initiative fiscale vaudoise des 12% soumis au vote le 27 septembre.
Albert Rösti hué
Plusieurs oratrices et orateurs ont insisté sur la "nécessité d'un sursaut populaire" pour faire pression sur les autorités. A ce titre, le conseiller fédéral Albert Rösti a été particulièrement blâmé par les manifestants, se faisant huer à plusieurs reprises durant les discours. Le ministre de l'environnement a aussi été épinglé sur de nombreuses pancartes, entre "Rösti t'es grillé" ou "Rösti dans nos assiettes, pas au Conseil fédéral".
Musique et slogans ont également rythmé une manifestation qui a réuni des personnes de toutes les générations. Les enfants étaient nombreux, portant parfois leur propre pancarte, sur lesquelles on pouvait notamment lire: "On veut jouer, pas suer", "Pas de classes à 50 degrés" ou encore "On a fait nos devoirs, faites les vôtres pour sauver la terre."
Après Genève et Lausanne, d'autres manifestations de ce type auront lieu dans plusieurs villes du pays jusqu'au 2 octobre. Mais les organisateurs assurent que ce n'est qu'un début. Ils entendent inscrire le mouvement dans la durée afin de faire du dérèglement climatique une urgence absolue et protéger la vie. Sans changement de cap, la Suisse pourrait atteindre les 50 degrés en été d'ici à 2050, mettent-ils en garde.





