Mobilité: les orientations pour les 20 prochaines années
Ce jeudi, le Canton met en consultation la nouvelle Stratégie cantonale de mobilité.

La Stratégie cantonale de mobilité constitue le document de référence de la politique cantonale en matière de mobilité et en fixe les grandes orientations pour les 20 prochaines années. Et, ce jeudi, le Canton met en consultation la nouvelle mouture.
La stratégie de cette dernière repose sur quatre orientations principales. La première consiste à mieux coordonner aménagement du territoire et mobilité. La deuxième vise à favoriser le report modal vers la mobilité douce et les transports publics. La troisième se résume à mettre en réseau les différentes formes de mobilité. Quant à la quatrième, il s'agit de maîtriser les impacts des déplacements sur l'environnement, le territoire et la qualité de vie.
Des rapports tous les cinq ans
Afin de garantir la réalisation des objectifs, le Service de la mobilité (SMo) établira, tous les cinq ans, entre le milieu et la fin de législature, un rapport de suivi. Ce rapport analysera l’évolution générale de la mobilité, ainsi que l’avancement de la mise en œuvre des différentes stratégies.
La consultation publique est ouverte jusqu’au 2 décembre 2026. Les communes, les régions, les associations ainsi que l’ensemble de la population sont invités à prendre connaissance du projet et à faire part de leurs remarques avant son adoption par le Conseil d'Etat.
Inquiétude pour les régions périphériques
Interrogé sur les zones rurales et périphériques, le conseiller d'Etat Jean-François Steiert a souligné que: "On sait que dans ces parties du canton, la voiture restera le moyen de déplacement le plus efficace. Là, il y aura aussi une sous-stratégie pour renforcer le potentiel de la voiture électrique. Un autre objectif sera aussi d'être efficaces, en évitant d'être coincés dans les bouchons, tant pour les véhicules individuels que les bus. Enfin, un autre élément important sera la mobilité combinée. Par exemple, passer de la voiture au train ou au vélo."
Pour ce qui est de donner des exemple concrets, l'élu évoque le cas de Romont: "La gare est actuellement bien desservie et elle est utilisée par des gens de toute la région. Mais c'est une gare ancienne avec des interfaces entre bus et train pas très bien sécurisés. Et il n'est pas évident d'y poser une voiture. Nous devons dès lors mener des réflexions pour associer train, route et mobilité douce au même endroit."


