Défaite de l'Argentine

La cinquième Coupe du monde de Lionel Messi va-t-elle tourner au cauchemar ? Le no 10 de l'Argentine l'a entamée de la pire des manières.

Lionel Messi a quitté la pelouse consterné. © KEYSTONE/AP/Ebrahim Noroozi

Au Lusail Stadium, Messi et les siens se sont inclinés 2-1 devant l'Arabie saoudite au terme d'un scenario improbable. Alors qu'elle aurait dû plier l'affaire bien avant la pause face à un adversaire apathique et sauvé par l'intervention providentielle de la VAR, l'Argentine a tout perdu en l'espace de quatre minutes, le temps pour Al-Shehri d'égaliser à la 49e et pour Al-Dawsari de donner l'avantage à ses couleurs à la 53e.

Une défense centrale dépassée

Les buteurs saoudiens ont su exploiter les largesses d'une défense argentine dépassée. Le choix de ne pas titulariser le joueur de Manchester United Lisendro Martinez fut une aberration. La charnière formée par Nicolas Otamendi et Cristian Romero a dévoilé des lacunes énormes. Avant les quatre minutes fatidiques qui ont scellé l'issue de cette partie, les joueurs de Benfica et de Tottenham n'avaient pas été vraiment rassurants.

Lionel Messi endosse une part de responsabilité dans cet échec. Après avoir ouvert le score à la 10e minute sur un penalty provoqué par Leandro Paredes, le capitaine, dans son rôle d'électron libre, ne fut pas toujours inspiré. Notamment à la 49e minute avec une perte de balle qui a permis aux Saoudiens de partir en rupture pour inscrire le 1-1.

La griffe de Hervé Renard

Lionel Messi et l'Albiceleste se retrouvent le dos au mur avant de rencontrer le Mexique samedi. Ils n'auront aucun droit à l'erreur s'ils entendent rester en vie après cette phase de poules. Quant à l'Arabie saoudite, cet exploit qui porte la griffe de Hervé Renard, cet entraîneur français qui a connu tous les bonheurs en Afrique, lui ouvre des horizons insoupçonnés. Avec un excellent gardien en la personne d'Al-Owais, des joueurs capables de répondre au défi physique et des supporters qui leur procurent, par leur ferveur, un supplément d'âme, les Saoudiens n'ont peut-être pas fini de surprendre.

Ce match fut le premier du tournoi disputé à 13h00. Il s'est déroulé dans des conditions idéales. Avec la climatisation et l'ombre qui a très vite gagné la pelouse, les joueurs n'ont pas été affectés par les 27 degrés enregistrés au coup d'envoi. Murat Yakin peut être rassuré. La Suisse, qui jouera également à 13.00 jeudi contre le Cameroun, ne jouera pas dans une fournaise qui avait été celle d'Abu Dhabi la semaine dernière contre le Ghana.

ATS
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