Vers un meilleur traitement des singes cobayes à l'Unifr

L'Université de Fribourg revoit ses méthodes de tests en laboratoire dans l'idée de conjuguer recherche de pointe et bien-être animal.

Les locaux de l'Unifr accueillent habituellement dix à 20 singes répartis en cinq groupes. © Unifr

L'Université de Fribourg, via le Swiss Non-Human Primates Competence Center for Research (SPCCR), a mis au point de nouvelles méthodes pour réaliser des tests cognitifs sur les singes de laboratoire. Elles améliorent "nettement" le bien-être des animaux. 

Au lieu d’avoir un système d’encrage implanté sur la surface du crâne pour stabiliser et maintenir la tête lors d’une tâche visuelle, les primates pourront lors de futures expérimentations poser leur menton sur un support et marquer des pauses à leur gré, a indiqué l'Unifr à propos des travaux de l'équipe de recherche.

Bien que pratiquées de façon à ce que les singes souffrent peu, ces interventions avec l'implantation d'un système d'encrage restaient lourdes, avec des répercussions visuelles fortes et un risque d’infection postopératoire pour les primates.

Améliorer la vision des personnes malades

L'équipe de recherche est dirigée par le professeur Michael Schmid, précise le communiqué publié jeudi. Au cours des deux tests réalisés, les macaques se sont même montrés davantage disposés à participer. En plus d’accroître le bien-être animal, la mentonnière imprimée en 3D fournit de meilleures connaissances scientifiques, selon le SPCCR.

La nouvelle approche étant plus économique et moins invasive, elle sera "certainement" adoptée par des laboratoires d’expérimentation d’autres établissements de recherche. Pour l’Unifr, il s’agit d’une "belle réussite qui prouve que la recherche de pointe et celle sur l’amélioration du bien-être animal ne sont pas opposées, mais complémentaires".

L’équipe de recherche étudie les circuits cérébraux du système visuel, afin de comprendre comment on voit et comment améliorer la vision de personnes atteintes de maladies de la vue. À cet effet, elle travaille avec des primates non-humains dont les mouvements oculaires sont mesurés avec précision.

ATS
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