Nouvelle dénonciation pénale contre Valérie Dittli
La conseillère d'Etat vaudoise Valérie Dittli est à nouveau visée par une dénonciation pénale, déposée cette fois par son ancien parti.

Le président du Centre Vaud Giancarlo Sergi a confirmé mercredi cette information révélée par le Blick Romandie. La procédure concerne précisément un sous-compte de la section Lavaux-Oron à la Banque cantonale vaudoise (BCV), créé en 2025, afin de financer la campagne de l'actuelle ministre de l'agriculture et du numérique pour un nouveau mandat au gouvernement cantonal.
Il y a deux semaines, cette section a soupçonné Valérie Dittli d'avoir tenté de fermer ce compte bancaire contenant 22'000 francs et de vouloir transférer l'argent. La ministre, qui dispose d'une procuration individuelle pour ce sous-compte, avait aussitôt réfuté ces accusations. La présidence du Centre Vaud avait, elle, annoncé vouloir demander un avis de droit à l'interne du parti pour savoir exactement ce qui s'est passé et déterminer les responsabilités.
Eclaircir les circonstances
La section locale a depuis bloqué ce compte et retiré la procuration à Mme Dittli, avait-elle indiqué aux médias. La benjamine du Conseil d'Etat réclame toutefois toujours l'argent, mais le parti s'y oppose. L'avocat du parti, Samuel Thétaz, a aussi confirmé à Keystone-ATS que Mme Dittli a rencontré la présidente de la section Lavaux-Oron, Faustine Tsala, pour "régler juridiquement à qui revient l'argent et ce qu'il convient de faire de cet argent".
M. Thétaz précise que le dépôt d'une dénonciation pénale auprès du Ministère public vaudois vise justement à "éclaircir les circonstances" dans lesquelles "la demande de clôture du compte" était parvenue au gestionnaire du compte à la BCV. Il souhaite aussi éclaircir la nature et l'usage des fonds de ce compte: s'agit-il d'un compte de campagne pour le parti, d'un compte uniquement pour la campagne de Mme Dittli ou d'un compte de soutien pour l'action politique de Mme Dittli au sens plus large?
se. L'élue est, en effet, visée par deux autres plaintes pénales. La première, ouverte en juin 2026, concerne l'octroi de mandats à l'ancien président de la Commission foncière rurale. La deuxième, elle, a été ouverte le 7 octobre 2025 pour abus d'autorité dans le cadre de la tentative d'annuler des taxations entrées en force. Le Ministère public enquête toujours.


