Pas de candidature verte au Conseil fédéral

Les Verts préfèrent attendre pour prétendre à un siège au Conseil fédéral. Le parti ne veut pas "jouer le jeu du cartel du pouvoir".

Les Verts temporisent dans la course au Conseil fédéral. Ils renoncent à lancer une candidature à la succession d'Ueli Maurer, a annoncé Balthasar Glättli, leur président, mardi (archives). © KEYSTONE/ALEXANDRA WEY

"Le cartel du pouvoir", soit les partis gouvernementaux soutenus par les Vert'libéraux, n'a aucun intérêt à ce que les choses changent. "Les dés sont pipés", a lancé la conseillère aux Etats Lisa Mazzone. Le parti ne veut pas faire partie d'un tel "jeu démocratique".

Car il y a urgence, ce n'est pas un jeu, "nos glaciers ne peuvent pas attendre", a asséné la sénatrice genevoise. La crise climatique et la crise de la biodiversité n'attendent pas. La situation requiert des décisions rapides et des mesures immédiates. Or la Suisse n'avance pas assez vite.

Principale accusée, selon les Verts, l'UDC: le parti conservateur a refusé la stratégie énergétique, combattu la loi sur le CO2, lancé le référendum contre le contre-projet à l'initiative sur les glaciers, liste Aline Trede, conseillère nationale bernoise et cheffe du groupe parlementaire.

Election le 7 décembre

L'Assemblée fédérale élira le successeur ou la successeure d'Ueli Maurer le 7 décembre. Du côté de l'UDC, les sections cantonales ont jusqu'à vendredi pour soumettre leurs candidats à la commission de sélection.

Quatre candidats se sont annoncés pour l'instant: le conseiller national bernois et ancien président du parti Albert Rösti, le conseiller aux Etats bernois Werner Salzmann, le ministre zougois des finances Heinz Tännler ainsi que la conseillère d'Etat nidwaldienne Michèle Blöchliger.

ATS
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