Pas d'euphorie chez les Suisses

L'équipe de Suisse n'a pas versé dans l'euphorie après sa qualification. Elle attend de connaître l'identité de son prochain adversaire.

Pas de trace d'euphorie mardi au sein de l'équipe de Suisse, qui a appris sa qualification pour les 8es de finale de l'Euro peu après son atterrissage à Rome lundi en toute fin de soirée. "Nous avons atteint un mini-objectif, rien de plus pour l'instant", lâche d'ailleurs Breel Embolo.

Tous les chemins mènent à Rome. Les Suisses ont dû endurer un double voyage éprouvant à Bakou, tant sur le terrain que dans les airs, pour pouvoir s'entraîner à nouveau dans leur camp de base afin d'y préparer un 8e de finale. Le souci technique qui a provoqué un retard de trois heures avant leur vol retour lundi n'a pas aidé.

"En fait, nous sommes habitués à voyager. Mais maintenant nous sommes heureux de nous poser pendant quelques jours", a souligné le défenseur Loris Benito mardi au terrain d'entraînement "Tre Fontane". La veille, le Bordelais et ses équipiers avaient en effet dû s'armer de patience sur le tarmac de l'aéroport de Bakou en raison d'un défaut technique de l'avion.

Les membres de la délégation suisse avaient été autorisés à quitter l'avion. Pour attendre en plein soleil plutôt que dans une cabine étouffante... L'ambiance était d'ailleurs quelque peu tendue à ce moment-là, car il n'était pas encore certain que les 4 points conquis dans le groupe A seraient suffisants pour accéder aux 8es de finale.

Une performance rare

La tension est retombée tard dans la soirée, peu après l'atterrissage à Rome. Les bonnes nouvelles leur sont parvenues de Copenhague et de Saint-Pétersbourg au moment où les Helvètes passaient le contrôle douanier. Mais pas trace d'euphorie après cette qualification acquise dans la douleur.

"Nous avons atteint un mini-objectif, rien de plus pour l'instant", a expliqué Breel Embolo. Mais le fait d'être en 8es de finale nous montre que nous avons fait beaucoup de choses bien", a poursuivi le remuant attaquant.

N'empêche que c'est la quatrième fois d'affilée que la Suisse atteint les 8es de finale d'une Coupe du monde ou d'un Euro. Une performance que seules la France, championne du monde en titre, et la Belgique, no 1 du classement FIFA, ont accomplie.

Ne pas en rester là

Breel Embolo assure toutefois qu'il ne faut pas en rester là: "Nous étions déçus après le match contre le Pays de Galles, car nous n'avons fait qu'un match nul. Nous n'étions pas contents après le match contre la Turquie parce que nous n'avons pas gagné de manière assez large pour nous qualifier directement. Cette équipe a faim, elle n'est pas facilement rassasiée."

La tâche qui attend la Suisse sera néanmoins extrêmement délicate. La sélection de Vladimir Petkovic affrontera vraisemblablement le vainqueur du groupe F, c'est-à-dire la France, l'Allemagne ou le Portugal.

"Maintenant, nous pouvons nous asseoir et voir ce que le calendrier nous réservera. Nous avons dû patienter avant d'être sûrs de notre qualification, maintenant nous allons attendre à nouveau jusqu'à ce que notre adversaire soit connu", a lâché Loris Benito.

Pas les favoris

Les Suisses n'ont de toute manière pas de préférence quant à leur prochain adversaire. "Nous ne serons certainement pas les favoris de ce 8e de finale, car ce sont toutes des équipes faisant partie des favorites de cet Euro", a rappelé Breel Embolo.

"Mais cela ne veut pas dire que nous ne sommes pas soumis à une forte pression", a poursuivi l'attaquant de Mönchengladbach. "Nous voulons nous en sortir et montrer que nous sommes également forts. Nous n'aborderons pas ce match juste pour y participer."

ATS