"Prendre son vélo reste trop dangereux"

Prendre son vélo pour penduler en Valais reste encore trop dangereux, estime un large comité qui vient de lancer une initiative en faveur de davantage de sécurité pour les usagers de la petite reine. Il a une année pour récolter 4000 signatures.

"Le Valais dispose aujourd’hui d'une infrastructure très lacunaire pour l’utilisation du vélo au quotidien", constate jeudi le comité d'initiative composé de Pro Vélo, ATE Valais, la fédération cycliste valaisanne, pro VTT ainsi que des élus cantonaux et fédéraux issus des rangs des Verts, du PS, du PDC et du PLR. Ce qui rend la cohabitation entre les cyclistes et les autres usagers de la route dangereuse.

Pourtant, le potentiel de développement "est considérable": 71% des Valaisans vivent à moins de 2 km d'une gare et près de la moitié des déplacements effectués en voiture représentent moins de 5 km, détaille le comité. Par ailleurs, 42% des jeunes de moins de 25 ans n’ont pas de permis de conduire.

Intégrer les vélos

Les partisans de ce projet demandent au Conseil d’Etat de rédiger une loi cantonale sur la mobilité cyclable quotidienne afin de mieux intégrer les deux-roues avec ou sans assistance électrique. Il ne s'agit pas d'opposer cyclistes et automobilistes mais bien de mieux intégrer les premiers au réseau de mobilité actuel, soulignent-ils encore.

Et les initiants de citer nos voisins vaudois, où la conseillère d'Etat Nuria Gorrite annonçait il y a quelques semaines un crédit de 42 millions et une stratégie pour se donner les moyens, d'ici 2035, de rejoindre le canton de Berne, "où 10% des déplacements se font déjà en vélo".

Les Suisses ont accepté en septembre 2018 par 73,6% des voix d'inscrire le vélo dans la Constitution fédérale. Une loi fédérale sur les voies cyclables est actuellement en préparation au Parlement. Outre le canton de Vaud, celui de Neuchâtel s'est doté d'un plan directeur cantonal de mobilité cyclable.

ATS