Prison et internement requis pour le pyromane de la Broye

Une peine de prison ferme de 12 ans et l'internement thérapeutique sont requis à l'encontre du prévenu des incendies de la Broye.

Le procès de l'auteur présumé d'une série d'incendies s'est poursuivi mercredi devant le Tribunal pénal de la Broye par le réquisitoire et les plaidoiries. Le Ministère public demande 12 ans de prison ferme, un internement thérapeutique ainsi qu'une peine pécuniaire pour diffamation à l'encontre de l'homme de 25 ans, jugé pour avoir allumé une dizaine d’incendies dans la région d'Avenches entre le 9 juillet et le 5 août 2017. Il les nie tous à une exception près. 

Pendant le réquisitoire, le procureur a qualifié le prévenu de "danger public" et de "menteur". Il a retenu une diminution de responsabilité des actes du jeune homme, souffrant de problèmes psychiatriques, qui a toutefois été atténuée par la gravité des faits. 

De son côté, la défense demande l'acquittement au bénéfice du doute pour tous les incendies que l'accusé nie avoir lancés, une prise en compte du passé du prévenu ainsi que de ses excuses pour le seul incendie reconnu. Elle réclame également une mesure ambulatoire au lieu d'une mesure institutionnelle. Le verdict tombera lundi prochain.

Mort de 80 animaux

Selon l'acte d'accusation, il a d'abord bouté le feu le 9 juillet à son propre immeuble puis, le 15 juillet, il a incendié successivement deux champs de chaume, une ferme, l’école de poneys trotteurs de l'Institut équestre national d'Avenches, une machine agricole et une balle de paille. Le 29 juillet, il s'est attaqué à une ferme, un parking souterrain et une étable. Enfin, le 5 août, il s'en est pris à un immeuble, ce qui lui vaudra d’être arrêté ce même jour.

Ce Vaudois, originaire de Langnau (BE), est prévenu d’incendie intentionnel, d’incendie intentionnel mettant en danger la vie ou l’intégrité corporelle d'une personne, d’explosion, de dénonciation calomnieuse, d’induction de la justice en erreur, de diffamation et de délit contre la loi fédérale sur la protection des animaux.

Le prévenu avait d’abord accusé à tort deux de ses connaissances d’être à l’origine des feux. Ses actes ont provoqué la mort de 13 chevaux, 11 poneys, 36 taureaux, 13 vaches et 6 veaux. Les dégâts se montent en centaines de milliers de francs.

ATS / RadioFr. - Frédérique Antonin