Retirer les armes militaires sous conditions

Toute arme militaire qui n'a pas servi à des fins sportives pendant plus de dix ans doit être retirée. Le Conseil fédéral est favorable à une motion de la conseillère nationale Priska Seiler Graf (PS/ZH) qui souhaite mieux prévenir les homicides par arme à feu.

La conseillère nationale Priska Seiler Graf (PS/ZH) veut améliorer la prévention contre les homicides par arme à feu dans la sphère domestique (archives). © KEYSTONE/ANTHONY ANEX

Citant une étude du Bureau fédéral de l'égalité entre femmes et hommes, la Zurichoise, soutenue par une trentaine d'élus de gauche et du PVL, relève que les armes de poing et les anciennes armes de l'armée sont utilisées dans la plupart des homicides par arme à feu commis dans la sphère domestique. Les auteurs sont majoritairement des hommes âgés et de nationalité suisse.

Les anciennes armes militaires constituent donc un facteur de risque, argue la motionnaire. Or l'armée "se contente d'exiger un permis d'acquisition d'armes et se fonde sur d'anciens critères", écrit-elle.

Par exemple, le fusil d'assaut peut être conservé si le militaire a accompli au moins quatre exercices fédéraux à 300 mètres au cours des trois dernières années. Et le pistolet 49 est proposé "en remplacement" et "dans la limite des stocks disponibles" même aux personnes qui ne pratiquent pas le tir sportif.

L'armée n'a pas à fournir l'arme du crime aux hommes suisses, selon Priska Seiler Graf. Sans donner d'arguments, le Conseil fédéral accepte la motion, dans une réponse publiée jeudi.

ATS
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