Retour à la case départ pour Lugano Airport

L'aéroport de Lugano n'est pas encore près d'être privatisé. La ville, principal propriétaire de la société d'exploitation du tarmac tessinois, a révoqué sa décision de janvier visant à entamer des pourparlers avec deux groupes d'acquéreurs potentiels.

L'aéroport de Lugano n'est pas encore près de confier son destin en mains privées. La ville, principal propriétaire de la société d'exploitation du tarmac tessinois, a révoqué sa décision de janvier visant à entamer des pourparlers avec les deux groupes d'acquéreurs potentiels (archives). © KEYSTONE/TI-PRESS/ALESSANDRO CRINARI

Au sortir de sa dernière réunion, l'exécutif municipal a indiqué dans un communiqué vouloir "trouver rapidement, dans le cadre de la procédure déjà en cours, des solutions pour la gestion privée de l'aéroport capables de concilier les exigences et les conditions des pouvoirs publics avec la liberté d'entreprendre des candidats, en évitant si possible de longues procédures de recours".

Début mars, les autorités luganaises avaient officiellement sollicité du parlement communal le mandat pour entamer les pourparlers avec les deux candidats retenus, Amici dell'aeroporto (Amis de l'aéroport, piloté par l'ancien patron du groupe de luxe français L'Oréal, Sir Lindsay Owen-Jones) et le groupe Crameri, Marending, Malgorani e Artioli.

"Perte de temps"

"Trois recours susceptibles d'aboutir ont été déposés, ce qui nous ferait perdre passablement de temps", a expliqué jeudi soir sur Teleticino le maire de Lugano - et accessoirement président du conseil d'administration de Lugano Airport - Marco Borradori, estimant le délai supplémentaire à "bien plus d'une année".

"Nous faisons un pas un arrière pour en faire deux en avant", a imagé l'élu léguiste. Selon lui, avec la révocation de la décision de fin janvier, "les recours seront considérés sans objet, dans la mesure où le motif du litige n'a plus lieu d'être".

Les prochaines étapes seront communiquées "ultérieurement", selon les termes du communiqué. "Nous définirons dans les prochaines semaines un groupe d'experts pour réévaluer la situation", après que la composition du précédent avait été contestée par le consortium Marending-Artioli, qui avait expressément demandé d'avoir affaire à "d'autres interlocuteurs à l'occasion des futures négociations".

ATS
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