RFI: "C'est la meilleure scène sur laquelle j'ai pu danser"
Deux Françaises étaient présentes aux Rencontres de folklore internationales de Fribourg l'année passée. Elles sont revenues en 2026, en tant que bénévoles, tant le festival leur a plu.

Elles font partie des 350 bénévoles des Rencontres de folklore internationales de Fribourg (RFI) qui se déroulent jusqu'à dimanche. Elles sont connues dans les équipes, on les appelle "les Françaises".
"C'est un festival convivial. On a vraiment l'impression d'être dans une famille quand on est ici. Une immense famille", racontent Camille Dumas, 19 ans et Ellie Nivet, 21 ans.
Les deux copines font partie du groupe folklorique de la Bourrée gannatoise, dans la ville de 6'000 habitants où elles ont grandi, en Auvergne. Avec leur ensemble, elles ont fait partie de la délégation d'Auvergne, invitée aux RFI l'année passée. Les deux étudiantes en gardent un souvenir mémorable.
Les petites mains du festival
"On a vraiment aimé danser sur la scène de Saint-Léonard. C'est le meilleur parquet sur lequel on a pu danser, de toute notre carrière de danseuse!, se remémore Ellie en souriant. Voir toutes les chaises remplies devant nous, c'était génial."
C'est cette ambiance particulière aux RFI, la proximité géographique aussi - moins de six heures de route entre Gannat et Fribourg - et puis les liens de longue date entretenus entre leur groupe folklorique et la Farandole de Courtepin, qui ont poussé les deux danseuses à revenir aux RFI cette année. Pas pour danser, cette fois, mais pour donner un coup de main.
"On est les petites mains volantes du festival, les couteaux suisses (rires), détaille Camille Dumas, 19 ans. C'est-à-dire que s'il y a des besoins de rangement, de mettre en place, de faire tourner les micros derrière la scène ou même de repeindre la scène, on fait appel à nous!"
Lieu unique au monde
Aux RFI à Fribourg, elles se sentent comme des poissons dans l'eau. Et même si elles reconnaissent que s'activer en coulisses, sans jamais monter sur scène, est un peu frustrant, elles profitent de l'ambiance.
Et du bar privé, également appelé bar des artistes. Un lieu où artistes et bénévoles se retrouvent le soir après le spectacle, explique Camille. "Avec les autres troupes, on ne dort pas forcément au même endroit, on n'a pas le même programme. C'est dans très peu de festivals que l'on a ce genre de lieu où on peut discuter, danser, boire un verre, avec des gens du monde entier, des îles Cook ou de Bulgarie. C'est précieux."
Les deux Françaises, avec leur groupe folklorique auvergnat, ont déjà beaucoup voyagé, avant de venir en Suisse: en Equateur, en Chine, au Portugal, en Finlande ou encore en Serbie. Mais pour elles, les RFI sont uniques. Et elles l'assurent: elles reviendront à nouveau.


