Salaire minimum: vers un non

La population fribourgeoise se prononce sur l'introduction d'un salaire minimum obligatoire de 23 francs de l’heure, soit de 4000 francs par mois. Le Conseil d'Etat, le Grand Conseil et les milieux économiques s'y opposent avec vigueur.

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En direct: Selon des résultats quasi définitifs (120/122 communes), le "non" domine à 53.6 %.

Il perd un peu de terrain suite au "oui" de certaines communes de l'Agglomération de Fribourg densément peuplées (63% à Fribourg-ville), comme Villars-sur-Glâne et Marly (plus de 55%).

Dans les autres districts, la population dit oui à Estavayer à 51,3% et Romont juste juste à 50.13%.

Bulle dit non à 35 voix près. Verdict similaire à Châtel-St-Denis, à 17 voix près! A Morat, le "non" est marqué à plus de 64 %.

On attend 2 communes: Gibloux et Hauterive

Le contexte de la votation:

23 francs de l'heure. Soit environ 4000 francs par mois. Pour la gauche qui a lancé l'initiative, c'est le strict minimum. Un minimum dont sont actuellement privées quelque 6'500 personnes dans le canton, principalement dans la restauration, les crèches ou les établissements médico-sociaux – des secteurs à forte présence féminine.

La droite et les milieux économiques s'y opposent fermement. Le montant serait trop élevé, fragiliserait le partenariat social et découragerait les jeunes de se former, estiment-ils.

Un clivage classique, déjà visible au Grand Conseil: 66 non contre 33 oui. Mais qu'en sera-t-il dans les urnes? La question se pose alors que la précarité progresse dans le canton et que les inégalités se creusent.

Mathématiquement, le camp du non part favori. Mais une surprise reste possible. En 2020, Genève avait adopté son salaire minimum contre l'avis de son gouvernement et de son parlement. Si Fribourg accepte l'initiative, le canton sera le 6e à introduire un salaire minimum, après Genève, Jura, Neuchâtel, Bâle-Ville et Tessin.

Frapp / RadioFr. - Rédaction
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