Parking de l'Etat: le SSP dénonce des hausses jusqu'à 100%

Le syndicat des services publics s’oppose à la nouvelle tarification des parkings de l’Etat de Fribourg dont le prix pourrait doubler.

Les recettes du stationnement pour le Canton pourraient bondir de 335% selon le SSP. © KEYSTONE - ALESSANDRO DELLA VALLE

Le prix d'une place de parc nominative non couverte, actuellement facturée 35 francs par mois, serait augmenté dans une fourchette allant de 55 à 70 francs, soit une augmentation de 57% à 100%. C'est le calcul présenté lundi par la section fribourgeoise du Syndicat suisse des services publics (SSP). Dans sa réponse à la consultation sur le projet d’ordonnance, le SSP Fribourg annonce lundi s'opposer fermement à la hausse envisagée avec un prix qui pourrait doubler.

Pour le syndicat, l’enjeu dépasse largement quelques dizaines de francs supplémentaires sur une fiche de salaire. Le SSP estime que la réforme permettrait à l’Etat d’augmenter fortement ses recettes liées au stationnement. Selon ses calculs, celles-ci passeraient de 1,10 million de francs actuellement à une chiffre d'affaire allant de 2,33 millions à 4,8 millions, soit une progression maximale estimée à 335%.

Une telle hausse nous paraît totalement disproportionnée, au regard, notamment, de l’augmentation régulière du coût de la vie.

Le SSP juge cette hausse "totalement disproportionnée, au regard, notamment, de l’augmentation régulière du coût de la vie, qui n’a pas été compensée par une indexation des salaires suffisante". Le syndicat refuse notamment que le personnel serve de variable d’ajustement face aux difficultés financières de l’Etat. Sa réponse a été adoptée à l’unanimité de son comité régional le 25 août dernier.

Employés de l'HFR déjà pénalisés

Autre point de friction: la situation de l’Hôpital fribourgeois. Le SSP affirme qu’un salarié à 100% à l’HFR paie actuellement 80 francs par mois pour une place couverte, alors que le tarif prévu par l’arrêté cantonal est de 35 francs. Le syndicat demande que cette différence soit corrigée.

Le syndicat demande que son avis soit examiné par la Délégation du Conseil d’Etat aux questions du personnel, lors de sa séance prévue le 7 octobre 2026, avant toute décision sur la nouvelle ordonnance.

Frapp - Thibaut Clémence
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