St-Paul Médias supprime moins de postes que prévu

L'éditeur de La Liberté, La Gruyère et La Broye supprime 13,5 équivalents plein-temps, contre 18 annoncés en avril. Il y aura un plan social.

Le jour du titre de Gottéron, le 30 avril dernier, le groupe St-Paul Médias annonçait une vague de licenciements d'ici la fin de l'année 2026. © Frapp

Le Groupe St-Paul Médias SA supprimera finalement 13,5 équivalents plein-temps (EPT), contre les 18 annoncés le 30 avril. L'entreprise indique être parvenue à réduire ce nombre au terme de la procédure de consultation menée avec le personnel. Les suppressions concernent 10 EPT dans les rédactions et 3,5 EPT au sein du département marketing.

Au total, quinze licenciements seront prononcés. La plupart des départs interviendront au 31 décembre 2026. Les 13,5 EPT comprennent également deux retraites anticipées et deux départs à la retraite ordinaires. Les personnes concernées par les licenciements seront informées ces prochains jours.

Des économies et de meilleures perspectives

Selon le directeur Serge Gumy, cette réduction du nombre de postes supprimés a été rendue possible grâce à d'autres mesures d'économies, dont l'entreprise ne détaille pas la nature, ainsi qu'à des projections financières plus favorables qu'attendu.

Les collaborateurs touchés bénéficieront d'un plan social. Ses modalités seront négociées après les vacances d'été avec la représentation du personnel et les syndicats. St-Paul Médias SA affirme vouloir assumer sa responsabilité sociale d'employeur dans ce cadre.

Des effets pour les lecteurs

Ces mesures auront des conséquences sur les publications du groupe, reconnaît Serge Gumy, sans préciser lesquelles. L'objectif sera de « faire moins avec moins», tout en renforçant les collaborations avec d'autres médias et en menant un travail de fond avec les équipes qui resteront en place.

Le directeur se dit néanmoins convaincu qu'il est possible de continuer à faire du bon journalisme régional malgré cette réduction des effectifs. Il souligne enfin que ces mesures ne constituent pas « une assurance tous risques », mais qu'elles permettent d'envisager les trois prochaines années avec davantage de sérénité.

Frapp - Karin Baumgartner
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