Super League: Une saison ouverte

La nouvelle saison de Super League débute samedi! Après le titre de champion sensationnel décroché par Thoune, qui venait d'être promu, ce nouvel exercice s'annonce très ouvert.

Le FC Sion sera-t-il une nouvelle fois le meilleur Romand cette saison? © KEYSTONE/VALENTIN FLAURAUD

Meilleur romand la saison dernière avec sa 4e place, le FC Sion entame sa saison - pimentée par une participation aux qualifications, au minimum, en Conference League - fort d'une certaine stabilité. Servette et Lausanne voudront pour leur part oublier le dernier championnat et repartir de l'avant.

Voici un aperçu du prochain exercice en six points.

Un FC Thoune différent

Il y a un an, le FC Thoune était considéré comme un candidat à la relégation; aujourd’hui, il est champion de Suisse et tente ces jours-ci de se qualifier pour la Ligue des champions. Le championnat suisse n’avait jamais connu de vainqueur aussi inattendu.

Compte tenu des départs importants et d’une situation financière tendue malgré le succès sportif, la situation de départ des Bernois s’annonce délicate pour l’année à venir. L’entraîneur Mauro Lustrinelli est parti, tout comme plusieurs joueurs clés, parmi lesquels Leonardo Bertone, Elmin Rastoder et Ethan Meichtry. Avec Gian-Luca Privitelli, un nouvel entraîneur a pris les rênes d’une équipe qui, après son envolée, doit désormais composer avec des attentes tout à fait différentes. Parviendra-t-elle à conserver son élan, ou la réalité rattrapera-t-elle à nouveau ce prétendu outsider? L’enjeu est de taille.

Saint-Gall, Lugano et Sion misent sur la continuité

La saison dernière illustre parfaitement que le calme et la patience sont généralement récompensés: avec Thoune (1er), Saint-Gall (2e), Lugano (3e) et Sion (4e), ce sont quatre équipes ayant misé sur la continuité qui ont occupé les premières places.

Saint-Gall aborde la saison avec beaucoup de confiance, fort de son titre de vainqueur de la Coupe et de sa deuxième place au championnat. Après un début de saison raté il y a un an et une nette amélioration au fil de la saison, Lugano semble prêt à franchir une nouvelle étape pour devenir un candidat au titre.

Sion, lui aussi, suit une voie inhabituellement sereine pour les standards valaisans. Au lieu de changements constants, le club mise désormais sur la continuité – une stratégie qui a déjà porté ses fruits pour Thoune, Lugano et Saint-Gall. Il n’est donc guère surprenant que ces quatre clubs figurent, derrière Bâle et YB, parmi le cercle élargi des favoris.

Servette inspiré, Lausanne silencieux

D'une certaine manière, Servette va lui aussi miser sur la continuité. Pas pour rééditer sa décevante 8e place du dernier exercice, mais pour s'inspirer de sa fin de saison, où le club genevois avait engrangé six victoires et deux nuls lors de ses huit dernières rencontres. Annoncé partant depuis la fin de saison dernière, l'emblématique Timothé Cognat est toujours là.

Lausanne, par contre, n'a pas grand-chose à retenir de la saison passée en championnat (9e). Si les Vaudois ont brillé en Europe, il a clairement manqué quelque chose les week-ends aux hommes de Peter Zeidler, remercié peu avant la fin de saison. Avec l'arrivée de Luka Elsner, les supporters lausannois espèrent voir leur équipe avec une mentalité changée. Elle n'a en tout cas pas changé sur le papier, puisque le LS n'a toujours pas recruté le moindre joueur cet été, même si le mercato est ouvert jusqu'en septembre.

Bâle et Young Boys sous pression

Les deux poids lourds financiers de la ligue ont connu une saison à oublier. Bâle n’a terminé qu’à la cinquième place, tandis que Young Boys a déçu en se classant sixième. Les deux clubs misent néanmoins sur la continuité sur le banc.

À Bâle, Stephan Lichtsteiner se voit offrir une nouvelle chance de ramener l’équipe dans le peloton de tête, malgré des débuts en demi-teinte. À Berne, Gerardo Seoane bénéficie toujours de la confiance du club, bien que l’équipe ait stagné après un élan initial à son retour en octobre dernier. Les deux clubs ont remanié leur effectif aux postes clés, ou sont encore en train de le faire. Compte tenu de leurs moyens, ce sont Young Boys et Bâle qui subissent la plus grande pression.

Les bookmakers voient d’ailleurs Bâle, juste devant YB, comme le favori no 1 pour le titre. Viennent ensuite Thoune, Lugano et Saint-Gall.

Nouveau départ pour les Zurichois

Bâle et YB ne sont pas les seuls à vouloir prendre un nouveau départ. Les (anciens) poids lourds zurichois espèrent eux aussi des jours meilleurs.

Au FC Zurich, Marcel Koller, qui a beaucoup voyagé, doit, en tant qu’entraîneur expérimenté et confirmé, ramener le calme et la stabilité après les turbulences survenues sous la direction de Milos Malenovic, le directeur sportif désormais licencié. Grasshopper place ses espoirs dans ses nouveaux propriétaires.

Dirigé depuis les Pays-Bas, le Bridge Football Group promet une reconstruction à long terme et entend éviter les erreurs de ses prédécesseurs chinois et américains. Après plusieurs années passées à lutter contre la relégation, le simple fait d’avoir davantage de stabilité constituerait déjà un progrès.

Vaduz remplace Winterthour

Avec la relégation de Winterthour, la ligue a perdu une touche de couleur, un club qui, ces dernières années, s’était attiré de nombreuses sympathies grâce à son ambiance particulière. Il est remplacé par le FC Vaduz, qui fait son retour en Challenge League après cinq ans d’absence. Sur le plan émotionnel, il devrait susciter moins d’enthousiasme que les Zurichois auprès de nombreux spectateurs neutres.

ATS
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