"On ne signe pas pour gérer une telle crise"

La conseillère communale de Belfaux, Rose-Marie Probst, sort d'une législature difficile marquée par l'affaire de l'ex-boursier.

Pas forcément facile d’être conseiller communal. Exposé et pas toujours très valorisé, le poste peut même parfois se transformer en cauchemar. Mésentente au sein de l’exécutif, dossiers de plus en plus techniques et difficiles, ou encore affaire de détournement de fonds, ces politiciens non-professionnels pour la plupart se retrouvent pour certains dans des situations très laborieuses.

Assumer la fonction quand la crise éclate

La syndique de Belfaux Rose-Marie Probst sort justement d’une législature difficile. En août 2019, on apprenait que l’ex-boursier de la commune sarinoise avait détourné près de 6 millions de francs, le tout via un système sophistiqué de fraude mis en place durant plus de 15 ans. Une fraude qui a dupé tout le reste de l’administration communale.

Presque une année et demi après l'éclatement de cette affaire, Rose-Marie Probst reste encore très affectée. "C'est quand on est seule, à la maison, qu'on se rend compte de l'énormité de la chose. J'ai eu de la chance d'avoir un mari et des enfants qui m'ont beaucoup soutenue", confie-t-elle. D'ailleurs, elle ne se représentera pas ce printemps, mais elle l’a assure: l’affaire de l’ex-boursier de Belfaux n’a pas pesé dans sa décision.

RadioFr. - Mehdi Piccand / Sophie Corpataux