Un nouveau centre médical ouvre à Pérolles
Les Fribourgeois ont de nouvelles possibilités pour se soigner. Interview avec Diane Cotting, directrice de la Clinique Générale.

Nathan Clément a rencontré Diane Cotting, directrice de la Clinique Générale, à l’occasion de l’ouverture officielle de son nouveau centre médical, dans le quartier de Pérolles, à Fribourg. L’accent est mis sur les prises en charge pluridisciplinaires ainsi que la médecine du sport.
Pourquoi avez-vous ouvert ce nouveau centre?
Nous avons identifié qu'il y avait un besoin sur Fribourg, notamment en matière de médecine de premier recours et de médecine sportive. Il était donc important pour nous d'ouvrir un centre au cœur de la Clinique Générale, qui fait partie du groupe Swiss Medical Network. Notre but est d'avoir une synergie entre nos spécialistes et coordonner la prise en charge du patient. Par exemple, s'il a besoin d'un examen en radiologie, d’une prise en charge en physiothérapie et d'un spécialiste durant son parcours de santé, nous avons la possibilité de coordonner la partie médecine de premier recours et la clinique.
Le canton a besoin de médecins généralistes. Vous en amenez trois. Est-ce que c'est suffisant ou avez-vous fait avec ce que vous aviez sous la main?
Nous avons démarré le projet avec le docteur Casagrande, qui était à l'initiative de ce projet-là. Et c'est aussi lui qui nous a amené la doctoresse Mantelli. De plus, les surfaces à disposition permettent d'accueillir encore d'autres médecins. Autrement dit, notre volonté est de voir grandir la structure. Et peut-être pas uniquement au niveau des médecins généralistes, mais aussi accueillir d'autres spécialités.
Dans quelle mesure est-il encore possible aujourd’hui de trouver des médecins généralistes et des spécialistes?
Il est clair que c'est devenu un enjeu. Si on veut accueillir des nouveaux médecins traitants ou des médecins de différentes spécialités, leur offrir un cabinet ne suffit pas. Il faut également leur offrir un projet et un environnement. C’est ce que nous leur proposons au niveau du centre médical, en particulier avec cette coordination globale pour la prise en charge des patients.
Des médecins généralistes et aussi de la médecine du sport, est-ce vraiment une nécessité à Fribourg?
Souvent, quand on entend médecine du sport, on pense sportif d'élite. Mais, aujourd'hui, la médecine du sport n'est clairement pas que la médecine du sport d'élite. D’une manière générale, il s’agit de prendre en charge le patient qui a eu une blessure, ainsi que de la prévention, avec, à terme, l’objectif d’une reprise d'activité. Ainsi, il y a clairement un besoin en termes de médecine du sport.
Pouvez-vous donner des exemples concrets nécessitant de se rendre à la médecine du sport à la Clinique Générale?
Ça pourrait être un patient ayant été opéré d'un genou et qui aimerait retrouver rapidement une activité sportive. Avec, en plus de la médecine du sport, toute la coordination de notre structure, en particulier la médecine intégrée et les soins intégrés, nous proposons un plateau technique qui permet de faire des bilans sportifs et accompagner au mieux le patient sur le chemin dans sa reprise.
Pour le commun des mortels, ça veut dire quoi tout ça?
Les soins intégrés, comme on l'entend au niveau du Suisse Medical Network, n'existent pas encore à Fribourg. L'objectif pour nous, c'est que le patient n'ait pas besoin de coordonner lui-même toutes ses prises de rendez-vous, qu’il s’agisse de médecine interne, qui reste notre porte d'entrée, ou des différents spécialistes. Ainsi, c'est nous qui coordonnons son parcours de soins. Il n'est alors plus lâché dans la nature et contraint d’organiser lui-même ses rendez-vous.
À terme, avez-vous envie de proposer une offre complète des spécialités?
Aujourd'hui, nous n’avons pas encore développé ce concept sur Fribourg. Mais on l'a déjà mis en place dans différentes régions de Suisse. Et, oui, c’est un objectif à terme pour Fribourg également.
Ne faites-vous pas un peu de concurrence à l'HFR?
Non. Au contraire, je pense que, aujourd'hui, l'HFR a besoin de nous et nous avons besoin de l'HFR. Nous travaillons vraiment en bonne intelligence. Notre objectif est de pouvoir créer des partenariats publics-privés, comme il en existe déjà. Nous visons une pleine complémentarité.
Comment s’articulent ces collaborations?
Par exemple, l’un de nos partenariats public-privé concerne la neurochirurgie. Des médecins en formation au sein de l'HFR viennent sur le site de la Clinique Générale pour effectuer une partie de leur cursus, afin d’acquérir l'ensemble des compétences en neurochirurgie.
À moyen ou long terme, quelles sont vos ambitions dans le canton?
En plus de mettre en place des soins intégrés en partenariat avec d'autres structures sur le canton, c'est vraiment de pouvoir offrir sur la durée une prise en charge globale pour le patient.
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