"C'est un nouveau coup dur pour l'économie fribourgeoise"

Fribourg prend acte des nouvelles mesures décidées par le Conseil fédéral mercredi et assure que les aides financières vont suivre.

Un air de semi-confinement plane de nouveau en Suisse. Le Conseil fédéral a décidé ce mercredi de durcir les mesures de lutte contre le coronavirus. À partir de lundi 18 janvier, les commerces non-essentiels devront fermer jusqu'au 28 février. Le télétravail va aussi devenir obligatoire dans toutes les entreprises où cela est possible.

Pour le Conseil fédéral, la situation épidémiologique reste extrêmement tendue. Le nombre d'infections, d'hospitalisations et de décès stagne à un très haut niveau. L'apparition de nouveaux variants du coronavirus, beaucoup plus contagieux, inquiète également les autorités.

Conditions assouplies pour les cas de rigueur

De son côté, le canton de Fribourg s'incline devant les décisions du Conseil fédéral, alors qu'il plaidait pour une approche différenciée de la situation sanitaire. "C'est de nouveau un coup extrêmement dur pour l'économie fribourgeoise", regrette le directeur de l'économie, Olivier Curty.

Le Conseil d'Etat mettra en place une procédure simplifiée pour que les entreprises fermées depuis plus de 40 jours depuis le 1er novembre 2020 puissent obtenir des indemnisations rapidement. L'assouplissement des conditions bénéficiera à des patrons et gérants jusqu'ici exclus du régime d'aides.

Ecole et pistes de ski ouvertes

Compétence cantonale, l'ouverture des écoles est pour l'instant maintenue à Fribourg. "Le Conseil d'Etat a déjà pris position par le passé en disant que les fermetures d'écoles doivent être l'ultima ratio, explique Jean-François Steiert, président du gouvernement fribourgeois. Pour le moment, les conditions ne sont pas remplies."

La fermeture des stations de ski dans le canton n'est pas envisagée non plus pour l'instant, précise-t-il encore.

Voir également la réaction d'Olivier Curty sur le plateau de La Télé:

RadioFr. - Mehdi Piccand / an