"On ne peut pas parler de vaccins expérimentaux"

Le docteur Philippe Otten fait le point sur le vaccin contre le coronavirus qui cristallise à lui seul craintes et espoirs.

Le Dr. Philippe Otten était invité sur le plateau de La Télé jeudi 7 janvier. © La Télé

Le campagne de vaccination contre le coronavirus bat son plein dans les EMS du canton de Fribourg. Jusqu'à présent, quelques 700 résidents et soignants ont reçu leur première dose de vaccin. 

Les centres de vaccinations ouvriront dès le 18 janvier à Forum Fribourg et à Espace Gruyère et dès le 25 janvier  à Payerne à l’Hôpital Intercantonal de la Broye (HIB).

"Manque de recul", "nouvelles technologies" ou même "vaccins expérimentaux", le sujet fait débat auprès de la population. La Télé a demandé des éclairages au Dr. Philippe Otten, vice-président de la Société de médecine du canton de Fribourg.

"Ce sont des vaccins développés depuis tellement longtemps que l'on ne peut pas parler de vaccins expérimentaux bien qu'ils soient nouveaux", précise le Dr. Otten.

"Les gens craignent de servir de cobayes alors que nous avons plusieurs dizaines de milliers de volontaires qui ont déjà été étudiés. Ce sont eux qui ont servi de cobayes."

Quelle immunité ?

Pour le Dr. Philippe Otten, l'immunité pour les personnes ayant reçu leur première dose de vaccin est encore incertaine. "Nous savons qu'il faut deux doses pour avoir une vaccination la plus efficace possible. Probablement qu'après une première dose on est déjà partiellement couvert, en tout cas contre les formes les plus graves de la maladie. C'est le pari que fait le gouvernement anglais."

A noter que la durée d'efficacité du vaccin n'est pas encore connue. Si la vaccination est volontaire, le canton espère avoir vacciné 70% des Fribourgeois d'ici cet automne. 

La Télé / Frapp - Elodie Fessler
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