Une femme, sept hommes, un siège
A l'issue du délai, une femme et sept hommes se sont présentés pour succéder à Guy Parmelin. Ils seront entendus par la commission de sélection dans les prochaines semaines.
La vice-présidente de l'UDC Suisse Céline Amaudruz est la première à avoir annoncé sa candidature. Elue en 2011 au National, la Genevoise de 47 ans se dit "prête à assumer cette responsabilité au service du pays".
Sa candidature ne fait pas l'unanimité. Elle a en effet dû faire face aux attaques de son ancien collègue Roger Köppel, qui la considère comme une "erreur de casting monumentale" et un "poids plume". Féministe, elle s'est certes fait remarquer par des votes pas toujours alignés sur son parti par le passé. Sur l'égalité des salaires entre hommes et femmes, le mariage pour tous, ou sur le congé paternité et l'augmentation du nombre de crèches.
Une seule femme face aux hommes
En compétition avec sept hommes, les chances de Céline Amaudruz de se retrouver sur le ticket s'amenuisent. Avec trois conseillers d'Etat et quatre conseillers nationaux et un conseiller aux Etats, l'UDC aura le choix.
Le président du Conseil-exécutif bernois Pierre Alain Schnegg, 63 ans, représente une candidature romande alternative. Le politicien du Jura bernois est sorti du bois jeudi soir. Décrit comme un "homme politique romand francophone expérimenté", il est habitué aux fonctions exécutives et s'est forgé une réputation d'homme d'action très bien organisé.
L'UDC du Haut-Valais a présenté vendredi matin un deuxième conseiller d'Etat. A 55 ans, Franz Ruppen apporte une "toolbox" complète avec une expérience tant dans l'exécutif que dans le législatif. "Des connaissances pertinentes pour le Conseil fédéral." Il se présente également comme un bâtisseur de pont entre les différentes régions et langues. Il a d'ailleurs montré sa maîtrise des trois langues nationales.
Le conseiller d'Etat argovien Jean-Pierre Gallatti s'est lancé sur le fil. Il se positionne clairement en faveur d'une Suisse indépendante, une immigration limitée et une armée forte, a précisé la section argovienne. A la tête du Département de la santé et des affaires sociales, l'Argovien gère les thèmes comme l'asile et l'armée.
Candidats de dernière minute
Les candidatures de dernière minute n'ont pas manqué. Vendredi matin, la section zougoise a désigné le chef de groupe Thomas Aeschi (47 ans). Lui-même n'a toutefois pas encore pris de décision. Il souhaite attendre l'audition devant la commission de sélection. En tant que membre de cette commission, Thomas Aeschi a déclaré sa récusation jusqu'au 9 décembre.
Le Haut-Valais a encore lancé le conseiller national Michael Graber (45 ans). Michael Graber se considère comme "une valeur sûre en ces temps incertains". "Je sais ce que c’est que de travailler au sein d’une autorité collégiale, de prendre des décisions difficiles en matière de personnel, non seulement de supporter l’administration, mais aussi de la diriger, a-t-il continué. Je sais non seulement donner, mais aussi encaisser – je suis un dur à cuire."
Tenant de la ligne dure de son parti, le conseiller national Rémy Wyssman s'est également déclaré. Le politicien de 59 ans préside la section soleuroise de l'UDC depuis 2024. Il est membre du comité de l'organisation eurosceptique Pro Suisse et de l'association des assurés alémaniques.
L’UDC tessinoise a lancé le conseiller aux Etats Marco Chiesa, 52 ans. Ancien président du parti suisse de 2020 à 2024, il est également chargé des finances à la Municipalité de Lugano. Selon la section cantonale, cette proposition vise à assurer la continuité de la présence de la Suisse italienne au Conseil fédéral et à préserver l’équilibre linguistique.










