Vaccins russes livrés à Gaza

Quelque 20'000 doses de vaccins russes anti-Covid Spoutnik V sont arrivées dimanche dans la bande de Gaza. Elles provenaient des Emirats arabes unis via la frontière égyptienne, selon des responsables et des témoins.

Ces vaccins sont "destinés aux équipes médicales" du territoire palestinien, a indiqué un groupe dirigé par un dissident du mouvement palestinien Fatah, Mohammed Dahlan, qui vit actuellement en exil aux Emirats et revendique la responsabilité de ce transfert.

"Cette généreuse cargaison vient de nos frères des Emirats arabes unis et après les efforts de Mohammed Dahlan", a déclaré à Rafah, Soufyan Abou Zaïda, chef du mouvement pro-Dahlan dans la bande de Gaza.

M. Dahlan, aussi conseiller spécial du prince héritier d'Abou Dhabi Mohammed ben Zayed Al-Nahyane, avait indiqué la semaine dernière que les Emirats allaient faire don de ces vaccins à la bande de Gaza, territoire sous blocus israélien.

Retards

La livraison de ces vaccins Spoutnik V était prévue la semaine dernière, mais elle a finalement été reportée à dimanche. Et les vaccins sont entrés à Gaza via Rafah, poste frontière entre ce territoire palestinien et l'Egypte, a constaté une équipe de l'AFP.

Un premier lot de 2000 doses vaccins anticoronavirus Spoutnik était arrivé déjà mercredi dernier dans la bande de Gaza, après le blocage du transfert par l'Etat hébreu. L'Autorité palestinienne avait accusé plus tôt Israël d'avoir refusé l'entrée de ces vaccins à Gaza, enclave paupérisée de deux millions d'habitants.

Selon des sources sécuritaires israéliennes, la demande d'entrée de vaccins était "en cours d'examen et attend(ait) une décision politique". Le mouvement islamiste Hamas, au pouvoir dans la bande de Gaza, avait, lui, dénoncé une "violation" du droit international.

Réouverture des "salles de mariage"

A Gaza, environ 54'000 infections ont été enregistrées depuis le début de la pandémie, dont plus de 500 morts. Mais des sources médicales ont fait état d'une diminution des hospitalisations ces dernières semaines ce qui a poussé les autorités à rouvrir dimanche les "salles de mariage".

Au cours des derniers mois, des jeunes de Gaza, territoire miné par un chômage endémique (50%), avaient organisé des "mariages corona", en groupe restreint et à moindres frais, jurant avec les mariages traditionnels réunissant des centaines de convives.

ATS