Vincent Yerly mène une première pro avec le Ranz des vaches

Le combattant fribourgeois de MMA Vincent Yerly entre pour la première fois dans la cage en tant que professionnel ce vendredi soir. Interview.

Pour son entrée dans l'octogone, Vincent Yerly a choisi le morceau du Ranz des vaches. © ARES Fighting Championship. 

Après des titres de champion d'Europe et champion du monde en amateur, Vincent Yerly combat pour la première fois en tant que professionnel vendredi soir aux alentours de 21h30 dans le cadre de la plus grande organisation française de MMA: ARES Fighting Championship. 

Jeudi, le fils de la star romande de la lutte Gaby Yerly a réussi sa pesée. Il devait faire moins de 84 kilos pour pouvoir évoluer en dans la catégorie "Middleweight" (poids moyens). Un premier combat très éprouvant, il nous a répondu juste après. 

RadioFr.: Comment s'est passé le cutting (perte de poids)?

Vincent Yerly: Chacun pose sa méthode. La mienne, en l'occurrence, je coupe des glucides quelques jours avant pour perdre le glycogène qui est la réserve énergétique du muscle. Je perds déjà entre 2 et 3 kilos. Le soir avant la pesée, on commence avec un sauna en essayant de perdre X kilos d'eau. Le jour de la pesée, on perd le reste!

Vous êtes parfois très déshydraté pendant cette période...

Très, très déshydraté! On parle quand même de plusieurs litres d'eau. J'ai mis toute la journée pour pouvoir me réhydrater, pour pouvoir être à nouveau plus ou moins normal. 

Et là, à 24 heures du combat, ça va mieux? 

Ce matin, c'était chaud. Mais le protocole de récupération est hyper important! On ne peut pas manger dans les deux heures après la pesée, alors qu'on n'a envie que de ça. Nous, on maximise la réhydratation, c'est le plus important. Et puis une fois que le corps est de nouveau apte à pouvoir manger, deux heures après, on passe à table. 

Pas trop de stress pour demain?

C'est un nouveau challenge à chaque fois. Mais ce que j'aime dans mon sport, c'est qu'il y a une évolution personnelle. Je grandis à chaque fois très vite et beaucoup! Mais en contrepartie, il me faut des challenges qui stressent, qui demandent des efforts importants.

C'est une première en tant que professionnel. Qu'est-ce que ça change?

Les championnats d'Europe étaient déjà durs en termes d'intensité. Avec les championnats du monde, on combat tous les jours! Avec l'ARES, il y a des changements incroyables. On s'est fait accueillir comme des rois à l'aéroport,  un bel hôtel, la nourriture... Tout ça est à leur charge. Et puis la plus grande différence: à la fin du combat, je suis payé!

Et dans le combat?

La perte de poids est un peu plus conséquente. Il y a les gants aussi! Ils sont plus fins ici. On a moins le droit à l'erreur (ndlr.: risque de KO).

Demain, tu affrontes un adversaire français, qui sera donc à domicile. ça change quelque chose?

Non, pas du tout, j'ai des gens qui viennent pour me soutenir. En plus, je vais rentrer sur le Ranz des vaches, ils vont chanter, je me sentirai comme à la maison!

RadioFr. - Nathan Clément
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