Violences: un Gruérien nie face à neuf jeunes femmes
Un homme de 35 ans comparaît à Bulle pour violences physiques, sexuelles et proxénétisme. Il conteste toutes les accusations.
Un homme de 35 ans, originaire de Gruyère, comparaît depuis ce mercredi devant le tribunal pénal de Bulle. Il est accusé d’avoir commis des violences physiques, sexuelles et psychologiques sur plusieurs ex-compagnes entre 2013 et 2021. Cinq d'entre elles étaient mineures au moment des faits, âgées entre 13 et 15 ans.
Le ministère public lui reproche également d’avoir incité sa dernière partenaire à se prostituer. Le prévenu, masqué par un paravent, a nié toutes les charges lors de l’audience.
Violences répétées
Selon les plaignantes, l’homme aurait imposé un contrôle total à ses partenaires dans un studio à Broc. Les victimes décrivent des scènes de violences répétées, comme l'isolement forcé, des coups, des menaces de mort. "Il me traînait par les cheveux dans tout l'appartement", témoigne une des victimes. Sa tête a été projetée contre un radiateur, assez fort pour lui faire perdre connaissance.
Selon le ministère public, le prévenu aurait également, à plusieurs reprises, fait consommer de l'alcool ou des drogues à ces jeunes femmes pour abuser d'elles.
Il nie en bloc
L’accusé conteste systématiquement les faits. Selon lui, les relations avec les plaignantes étaient "normales" et consenties. Il affirme avoir cru que les adolescentes avaient plus de 16 ans, évoquant leur "habillement" et leur "attitude". Face aux juges, il a même retourné la responsabilité sur les victimes, disant qu'elles traînaient en ville, buvaient et recherchaient des hommes plus âgés, et qu'elles doivent assumer.
L’avocate d’une victime a vivement réagi à ces propos : "Insinuez-vous que ce sont des traînées ?". Le prévenu a rétorqué : "C’est vous qui insinuez des choses." Plusieurs plaignantes ont exprimé leur culpabilité lors des témoignages. "Si j’avais parlé plus tôt, cela ne serait pas arrivé aux autres", a regretté l'une d'elles.
Le procès durera jusqu'à vendredi. Sept victimes ont déposé plainte contre l'homme. Le prévenu réclame un acquittement total.