Chasseurs condamnés après avoir tué un cerf sur une terrasse
Deux chasseurs français, jugés pour avoir abattu un cerf sur la propriété du réalisateur Luc Besson, ont été condamnés mardi en France à un stage de sensibilisation et au retrait de leur permis de chasse. Ils doivent également s'acquitter de plusieurs milliers d'euros de dommages et intérêts.

Le 21 février 2025, les deux pères de famille étaient entrés sur la propriété du réalisateur du Grand Bleu à Cisai-Saint-Aubin lors d'une chasse, poursuivant un cerf avec une meute de chiens jusqu'à la terrasse de la maison.
L'un d'eux avait ensuite tué l'animal à coups de dague alors que l'autre tenait ses bois, sous les yeux de la mère de Luc Besson qui filmait la scène. Ils avaient ensuite laissé le cerf mort sur la terrasse. Les deux hommes ont été déclarés coupables de "chasse non autorisée sur le terrain d'autrui" et "chasse à l'aide d'un engin, instrument, mode ou moyen prohibé".
Ils ont été condamnés à un stage de sensibilisation à la réglementation et la sécurité de la chasse, pris en charge par l'Office français de la biodiversité (OFB) et au retrait de leur permis de chasse pendant un an avec exécution provisoire.
"Comme des sauvages"
Les deux hommes, qui ont refusé de parler à la presse, sont également condamnés à 600 euros d'amende (doublée pour l'auteur du coup de couteau), et à payer solidairement 3000 euros de dommages et intérêts aux parties civiles, les associations Stéphane Lamart et Aspas, l'association pour la protection des animaux sauvages. Luc Besson et sa mère ont obtenu l'euro symbolique de dommages et intérêts qu'ils réclamaient.
Dans sa motivation, le tribunal a estimé que le cerf "n'était pas blessé mortellement" avant l'arrivée sur la terrasse des deux chasseurs, qui s'étaient justifiés en prétendant avoir achevé l'animal pour mettre fin à ses souffrances. Selon le tribunal, les deux hommes auraient dû faire reculer les chiens, appeler l'OFB et mettre en sécurité l'habitante des lieux.
A l'audience, le 9 décembre 2025, Luc Besson avait accusé les deux chasseurs d'avoir "tué l'animal comme des sauvages en rentrant chez une dame de 85 ans sans rien lui demander".


