Denis Vipret peut continuer à exercer à Fribourg aussi

Le Canton de Fribourg ne peut pas empêcher Denis Vipret de poursuivre ses consultations tant que la procédure pénale est en cours.

La RTS révélait en 2025 que Denis Vipret était accusé par plusieurs femmes de gestes déplacés. © Emission "Vraiment" de la RTS

Les autorités fribourgeoises ne peuvent pas interdire à Denis Vipret de poursuivre ses consultations en soins énergétiques. Selon la Direction de la santé et des affaires sociales (DSAS), cette activité n'est pas considérée comme une profession de la santé au sens de la loi cantonale et n'est donc pas soumise à une autorisation de pratiquer.

Cette précision intervient alors que le Parlement jurassien s'est penché cette semaine sur le cas du spécialiste en soins énergétiques. En réponse à une question d'une députée, le Gouvernement jurassien a indiqué que les autorités cantonales ne sont pas compétentes pour autoriser ou interdire son activité et qu'il peut donc continuer à consulter dans le Jura.

Des mesures administratives possibles.

Interrogée par RadioFr., la DSAS explique que les praticiens en soins énergétiques ne doivent pas obtenir d'autorisation cantonale pour exercer. Le Canton ne peut dès lors pas lui interdire de poursuivre ses consultations sur cette base.

La DSAS précise toutefois que ces praticiens restent soumis à certaines dispositions de la loi sur la santé. Des mesures administratives ou disciplinaires peuvent notamment être prises à leur encontre. En règle générale, la Direction attend cependant l'issue de la procédure pénale avant de décider d'éventuelles sanctions.

Une procédure toujours en cours

Dans le cas de Denis Vipret, cette procédure n'est pas terminée. Deux instructions pénales sont toujours en cours pour des soupçons portant notamment sur des actes contre l'intégrité sexuelle, des agressions sexuelles et de la contrainte sexuelle.

À ce stade, Denis Vipret bénéficie toujours de la présomption d'innocence. Tant que la justice n'aura pas définitivement statué sur les procédures en cours, rien, au regard du droit cantonal actuel, ne l'empêche de poursuivre ses consultations en soins énergétiques.

En mai 2024, la Cour d'appel pénale du Tribunal cantonal fribourgeois avait en revanche confirmé une amende de 2'000 francs pour « désagréments causés par la confrontation à un acte d'ordre sexuel ». 

RadioFr. - Lauriane Schott
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