Des ados du CO de Jolimont ramassent des mégots de cigarette

Ils participaient ce vendredi à Fribourg à l'action "stop2drop" organisée en Suisse pour sensibiliser à la pollution causée par les mégots.

Ils ont 12 ou 13 ans, ils sont armés de gants, de pincettes, de longues perches avec une pince au bout, pour ne pas se pencher en ramassant les déchets, et de bouteilles vides. En ce vendredi après-midi ensoleillé du mois de mars, en centre-ville de Fribourg, ils sont à l'affût du moindre mégot de cigarette qui traîne sur le trottoir, près d'un arbre ou dans les rainures des pavés.

Avec leur classe de 9H du CO de Jolimont à Fribourg, ces adolescents participent à l'action "stop2drop", initiée par une classe du canton de Berne en 2019 au départ. Elle vise à récolter, dans toute la Suisse, un milllion de mégots en un peu moins de deux semaines. Objectif: sensibiliser la population à la pollution causée par les mégots de cigarette.

"Chaque mégot contient des substances toxiques. Quand il pleut, ils contaminent des dizaines de litres d'eau", expliquent ainsi Silos et Jordan, sur le parking de l'Hôpital des Bourgeois. Des élèves contents de "pouvoir agir pour la planète."

Cette récolte de mégots, lancée le 9 mars dernier, s'achève ce lundi 22 mars. L'objectif d'un million de mégots recueillis sera-t-il atteint ? On ne le sait pas encore. Il faut maintenant procéder au comptage. Les résultats doivent être connus le 30 mars prochain.

Ce n'est pas un hasard si cette classe a pris part à ce défi : elle est sensibilisée aux dangers liés au tabagisme. Elle participe, depuis le début de l'année, au projet "Expérience non-fumeur". Le but est que tous les jeunes s'engagent à ne pas fumer pendant un an. "Quand on a commencé, sur 24 élèves, 7 avaient déjà testé la cigarette. Pour le moment, les élèves jouent le jeu", explique leur enseignante de géographie et de maths, Sophie Martin.

Ce ramassage de cigarettes ce vendredi-là à Fribourg s'inscrit d'ailleurs aussi dans ce cadre. Et si la plupart des adolescents sont enthousiastes, certains sont plus mitigés, à l'image d'Alice: "Je trouve ça cool, mais d'un autre côté, je trouve que ce n'est pas à nous de le faire. Les gens qui fument devraient ramasser eux-mêmes leur mégot."

Cette action fait réagir les Fribourgeois qui passent à côté. Certains les félicitent, d'autres utilisent leur bouteille comme cendrier, d'autres, enfin, laissent tomber, malgré tout, leur mégot sur le trottoir.

RadioFr. - Maëlle Robert