Des aides ciblées en vue pour les transports publics

Le Parlement fribourgeois accepte le principe d'encourager l'utilisation des bus et des trains. Le financement annuel d’un million est par contre refusé.

Encourager les Fribourgeois à prendre davantage le bus ou le train, oui. Mais pas question d’allouer un montant fixe chaque année pour cela. © KEYSTONE

Le canton de Fribourg pourrait à l’avenir soutenir davantage certains usagers des transports publics. Le Grand Conseil examinait mardi soir un mandat demandant au Gouvernement d'encourager l'utilisation des trains et des bus.

Le Parlement a finalement soutenu la proposition du Conseil d’Etat en fractionnant le mandat déposé en 2022 par plusieurs élus de gauche et du Centre. Le premier volet, portant sur le principe d’abaissements ciblés du prix des billets, a été accepté par 45 voix contre 32 et 2 abstentions. Le second, qui demandait un montant minimal d’un million de francs par année, a été refusé par 47 voix contre 31 et 1 abstention.

Un compromis soutenu au centre

Jean-Pierre Doutaz (Centre) a défendu mardi soir une approche “multimodale”. Selon lui, l’encouragement des transports publics ne dépend pas uniquement de l’offre, mais aussi de leur attractivité et de leur accessibilité financière.

Le député, et son groupe, a soutenu les aides ciblées proposées par le Conseil d’Etat, tout en refusant “un montant fixe arbitraire” d’un million de francs par année.

Deux oppositions

Le PLR, par la voix de Philipp Wieland a pour sa part rejeté la position du gouvernement. Il a jugé le mandat “inutile”, estimant que la loi sur la mobilité adoptée en 2022 donne déjà au Conseil d’Etat les compétences nécessaires pour mettre en place des mesures tarifaires ciblées.

L’UDC s’est également opposée au mandat et à son fractionnement. Jean-Daniel Chardonnens a estimé que la mesure partait “d’un bon sentiment”, mais que “la classe moyenne paiera la facture”. Selon lui, les collectivités financent déjà largement les transports publics et l’enjeu devrait plutôt être de réduire les coûts d’exploitation.

A gauche, les soutiens du mandat ont au contraire regretté le refus du montant annuel. Co-autrice du texte, Daphné Roulin a estimé que maintenir des prix élevés dans les transports publics allait “à l’encontre des engagements climatiques de la Suisse”.

Grégoire Kubski (PS) a rappelé que “les salaires ne suivent pas l’inflation” et que la part du budget consacrée aux transports augmente pour de nombreux ménages.

RadioFr. - Lauriane Schott
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