6h de course pour des mini voitures à hydrogène

Des étudiants de l'école des métiers de Fribourg prennent part à une course pour promouvoir l'hydrogène comme source d'énergie. Reportage.

A l'école des métiers des Daillettes à Fribourg (EMF), les préparatifs vont bon train. Les apprentis qui ont souhaité prendre part aux 6h de Fribourg, une course automobile de voitures 1/10ème à pile à combustible, se sont exercés sur un circuit identique à celui sur lequel ils concourront samedi, mais en plus petit. Et si de loin, on pourrait croire que ces étudiants sont en plein jeu, on se rend ensuite compte que ce projet représente bien plus. Il s’agit d’un investissement pour l’avenir.

"La robotique est un univers vers lequel le monde entier se dirige de plus en plus souvent", explique un étudiant de l'EMF. "Toujours plus de personnes maîtrisent la mécanique, mais aussi la pneumatique, l’hydraulique, l’hydrogène ou encore la programmation."

Nouvelles technologies

Participer à ce projet, c'est donc l'opportunité de se familiariser avec ces nouvelles technologies. "L’hydrogène est une énergie dont on parle beaucoup et qui va peut-être devenir encore plus importante ces prochaines années. Si on arrive à faire fonctionner des petits objets téléguidés, ça peut éventuellement marcher sur des grandes voitures. Elles existent déjà mais elles ne sont pas encore dans les mœurs", précise pour sa part Christophe Lorette, l'enseignant de l'EMF qui chapeaute tout le projet.

Selon ce dernier, parmi les élèves œuvrant à la bonne marche du projet se trouvent peut-être les futurs dirigeants qui prendront des initiatives pour la transition énergétique. "Certains vont probablement aller à l'école d'ingénieurs après l'école des métiers."

Interdisciplinarité

L'autre point central du projet est celui de l'interdisciplinarité. "Les polymécaniciens ont fabriqué les pièces. Les automaticiens se sont intéressés à l'énergie utilisée, à savoir, l'hydrogène. Enfin, en ce qui concerne la carte utilisée par les voitures, ce sont les électroniciens qui y ont travaillé", expose l'enseignant. Les trois branches travaillent donc de concert durant l'intégralité du projet. 

Et après plusieurs heures d'essais, il est temps de faire le bilan. Les voitures tournent et ne chauffent pas trop, ce qui est bon signe. Elles pourront donc être utilisées lors de la course de samedi. "Les élèves savent ce qu’ils doivent faire. Je suis persuadé que tout ira bien. On va arriver premier!", s’exclame encore Christophe Lorette.

RadioFr. - Delphine Bulliard / Adaptation web: Luca Poli