Le nouveau visage de l’ECAB officiellement en fonction
Didier Carrard prend les rênes de l’Établissement cantonal d’assurance des bâtiments ce lundi. Interview.

Didier Carrard est le nouveau directeur de l’ECAB, l’Établissement cantonal d’assurance des bâtiments. Il prend officiellement ses fonctions ce lundi. Ce Fribourgeois de 43 ans succède à Patrice Borcard, qui a démissionné en novembre dernier pour des raisons de santé. Rencontre.
Radio Fribourg: Vous êtes arrivé à l’ECAB en 2015 et êtes directeur adjoint depuis 2022. Qu’est-ce qui vous plaît autant dans cette entreprise?
Didier Carrard: C’est une entreprise avec des missions publiques. On a l’avantage de pouvoir se gérer et de concevoir les problèmes comme une entreprise, de manière totalement autonome, tout en évoluant dans un cadre public, avec des missions de prévention, de secours et d’assurance. Cet équilibre entre le monde de l’entreprise et celui de la mission publique me sied particulièrement.
Notre objectif est de maintenir des primes basses et de garantir cette santé financière dans la durée.
Y a-t-il un projet en particulier qui vous tient à cœur?
Ceux qui me connaissent savent qu’il n’y aura jamais qu’un seul projet qui me tiendra à cœur. Mais le gros enjeu aujourd’hui de l’ECAB, c’est ce que nous avons appelé "ECAB 360". Il s’agit d’un projet d’intégration et d’évolution des différents environnements qui touchent l’ECAB, en particulier les dangers naturels, mais pas uniquement. L’idée est d’accompagner l’entreprise afin qu’elle soit capable de gérer les évolutions du monde digital, de la sinistralité liée aux dangers naturels, ainsi que les différentes évolutions sociétales et économiques auxquelles nous devons faire face.
Est-ce que cette réforme est aussi synonyme de licenciements?
Non, nous ne sommes pas du tout dans cette démarche. Il s’agit avant tout d’une réforme légale qui touche essentiellement des questions d’assurance, de technique d’assurance et d’intégration des risques liés aux dangers naturels. Notre objectif est de maintenir des primes basses et de garantir cette santé financière dans la durée.
Il y a aussi eu le drame de Crans-Montana en début d’année. Est-ce que cela a changé la manière de travailler à l’ECAB?
Je pense que tous les milieux actifs dans la sécurité, et particulièrement dans la sécurité incendie des bâtiments, ont été impactés par Crans-Montana. Lorsqu’un sinistre aussi extraordinaire se produit, on se pose forcément des questions sur nos processus et nos procédures. L’évolution normative est actuellement en cours au niveau suisse. Par ailleurs, il y a eu une importante charge de travail et une forte pression sur nos experts en prévention, davantage sollicités par les communes et les tenanciers de bars. Nous avons également développé des partenariats avec Gastro-Fribourg et mis en place de nouvelles formations pour les bénévoles lors des manifestations publiques, qui débuteront cet été.


