Une nounou pas comme les autres pour l'équipe d'Italie
Freddy Riedo était le team-host de la Squadra Azzurra durant toute la durée du Championnat du monde. Rencontre avec ce retraité hyperactif.
Le Championnat du monde touche à sa fin. À Fribourg, deux quarts de finale se disputent encore aujourd'hui, avant les demi-finales et la finale qui se joueront à Zurich. Ensuite, il faudra ranger et passer à autre chose. Le Mondial de Freddy Riedo, lui, s'est terminé lundi soir après la défaite de l'Italie contre la Slovénie. Et même s'il a été aux petits soins, il n'a pas pu éviter la relégation de l'équipe.
Pendant près de deux semaines, le Fribourgeois de bientôt 68 ans s'est occupé des Transalpins. Trouver un déshumidificateur pour le vestiaire? Pas de souci. Amener un joueur à l'hôpital pour faire une radiographie de ses côtes? On y va. Réserver le Holy Cow pour que l'équipe profite d'un burger lors de son jour de congé? Aucun problème (même si Freddy Riedo aurait préféré que ses petits protégés découvrent la beauté du Lac Noir).
"J'étais le tampon entre l'équipe et le bureau des sports dirigé par Beni Plüss et Fribourg. S'il y a un problème, c'est à moi de trouver une solution. C'est un travail qui demande d'être vigousse," explique l'ancien gardien de Gottéron, devenu consultant pour RadioFr.
Les mots, mais pas la grammaire
Freddy Riedo s'est préparé pendant des mois pour devenir le "team-host" de la sélection de Jukka Jalonen. Il a pris des cours d'italien avec Pro Senectute: "J'ai les mots, mais pas la grammaire. Le problème, c'est d'assembler le tout. Ils se sont beaucoup moqués de moi, mais je ne leur en veux pas".
Heureusement, au sein de l'équipe d'Italie, on parle aussi l'allemand. Plusieurs joueurs viennent du Tyrol. "Mais c'est pas le même allemand que chez nous. Je dois mettre la batterie derrière l'oreille, parce que c'est difficile à comprendre", rigole le Bolze qui sait s'adapter.
Cette expérience, Freddy Riedo a adoré: "C'était mieux que ce que j'imaginais. Je m'attendais à quelque chose de très strict, mais pas du tout. Je vous donne un exemple. Damian Clara, un gardien d'Anaheim en NHL, n'est pas arrivé en même temps que ses coéquipiers en Suisse. J'ai fait venir ses sacs directement au vestiaire, mais on s'est mal compris. Il m'a écrit pour me dire qu'il avait besoin de ses affaires à l'hôtel. Il a été très compréhensif. On en a bien rigolé".


