Hantavirus: cap sur Tenerife pour le navire contaminé

Un avion médicalisé transportant des patients évacués du bateau de croisière MV Hondius, foyer d'hantavirus, qui mouille au Cap-Vert, a décollé mercredi pour les Pays-Bas. Le chef de l'OMS a répété que la menace pour la santé publique mondiale reste peu élevée.

Le MV Hondius au Cap Vert © KEYSTONE

Un avion médicalisé transportant des patients évacués du bateau de croisière MV Hondius, foyer d'hantavirus, qui mouille au Cap-Vert, a décollé mercredi pour les Pays-Bas. Le chef de l'OMS a répété que la menace pour la santé publique mondiale reste peu élevée.

Selon le site Flightradar24, une premier avion a décollé en direction d'Amsterdam où il devrait arriver vers 19h30. Aucune destination n'était précisée sur le site internet pour le deuxième avion.

Le navire accostera pour sa part "dans un délai de trois jours" au port de Granadilla sur l'île de Tenerife, dans les Canaries, a annoncé la ministre espagnole de la Santé. Et, sauf cas critique, "tous les passagers étrangers seront rapatriés" après leur arrivée aux Canaries.

Trois personnes, un couple de Néerlandais et une Allemande qui ont voyagé à bord du MV Hondius, sont mortes depuis le début de la croisière. Une personne est hospitalisée à Johannesburg, une autre à Zurich. L'homme traité en Suisse pour une infection au hantavirus revenait avec son épouse d'un voyage en Amérique du Sud fin avril.

Souche confirmée à Genève

La souche d'hantavirus détectée sur un des passagers de la croisière évacué en Afrique du Sud, est celle des Andes, transmissible entre humains, a déclaré mercredi le ministre sud-africain de la santé. L'hôpital universitaire de Genève a confirmé avoir identifié la même souche.

"À ce stade, le risque global pour la santé publique demeure faible", a toutefois estimé le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, dans un message sur X. Il "ne pense pas" que la situation soit similaire à celle du début de la pandémie de Covid-19.

Une vingtaine de nationalités

Le bateau relait Ushuaïa, en Argentine, à l'archipel du Cap-Vert, au large de la côte ouest-africaine. Battant pavillon néerlandais, le MV Hondius mouille depuis dimanche près du port de Praia, la capitale cap-verdienne, avec 88 passagers et 59 membres d'équipage de 23 nationalités.

Selon Ann Lindstrand, représentante de l'OMS au Cap-Vert jointe mercredi par l'AFP, les trois personnes évacuées "sont dans un état stable et l'un d'eux est asymptomatique". L'OMS avait indiqué que les deux membres d'équipage étaient de nationalité britannique et néerlandaise.

Le troisième patient sera pris en charge aux Pays-Bas par les secours allemands pour être hospitalisé en Allemagne. Sa nationalité n'a pas été précisée.

Le croisiériste néerlandais Oceanwide Expeditions, a indiqué qu'"aucun nouveau cas symptomatique" n'avait été identifié à bord.

Chaîne de contamination à remonter

A ce stade, l'OMS suppose qu'un ou plusieurs premiers cas "ont été infectés en dehors du navire" par le virus et qu'il y a eu ensuite "une transmission interhumaine", a déclaré Maria Van Kerkhove, qui dirige le département de prévention et préparation aux épidémies et pandémies de l'OMS.

Toutefois, a-t-elle précisé, il faut que des individus soient vraiment très proches pour se contaminer. "Le risque pour le grand public est faible.

Après la contamination d'un Britannique, l'organisation a confirmé lundi celle d'une passagère néerlandaise de 69 ans, décédée le 26 avril. L'OMS a précisé que des recherches avaient été lancées pour "retrouver les passagers" du vol commercial entre Sainte-Hélène et Johannesburg emprunté par cette Néerlandaise.

Selon l'autorité sanitaire de la province argentine de la Terre de Feu, dont Ushuaïa est la capitale, le MV Hondius avait fait l'objet des contrôles de rigueur avant son départ de cette ville. Elle a également jugé "très improbable" que la maladie ait été contractée localement.

ATS
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