Le floorball fribourgeois veut se faire une place au soleil

Le floorball, un sport qui connaît un grand succès de l'autre côté du röstigraben, gagne de plus en plus de terrain chez les Romands. Interview.

Le unihockey, ou floorball, est très populaire chez nos voisins alémaniques. © La Télé

Le unihockey, ou floorball, est très populaire chez nos voisins alémaniques. Du côté fribourgeois, les acteurs ne ménagent pas leurs efforts pour se faire une place au soleil. Pour en parler, Christophe Bulliard, président de Floorball Fribourg qui évolue en Ligue Nationale B, et le joueur fribourgeois Maxime Perroulaz, qui évolue à Winterthour en Ligue Nationale A.

La Télé: Maxime Perroulaz, qu'est-ce qui est différent entre Winterthour et ce que vous avez pu connaître à Fribourg en Ligue Nationale B?

Maxime Perroulaz: Le suivi, les infrastructures... Tout est totalement différent. En fait, il y a beaucoup plus de moyens là-bas qu'à Fribourg, malheureusement. Mais je suis sûr que ça va venir et qu'on va réussir à faire le pas aussi au niveau fribourgeois et romand.

Et vous, Christophe Bulliard, pas fâché d'avoir vu Maxime partir de Fribourg?

Christophe Bulliard: Non, c'est toujours une fierté de voir des joueurs qui sont passés chez nous et qui ont les compétences pour aller jouer en Ligue A. On a plusieurs jeunes aussi en U21, en U18, qui sont allés jouer en A dans des clubs avoisinants. Et puis, en même temps, une petite frustration quand même, parce que ça fait quelques saisons qu'on tutoie la promotion dans nos trois équipes. Si les meilleurs éléments partent, c'est plus compliqué d'année en année. C'est un éternel recommencement, mais c'est à nous de trouver plus de monde, d'être encore plus fort pour qu'ils reviennent.

Quand on est Floorball Fribourg, un club romand, est-ce qu'il faut en faire deux fois plus pour exister?

Le gros challenge, c'est d'être connu en Suisse romande. Et c'est un des objectifs de Swiss Unihockey. C'est le deuxième plus grand sport d'équipe en Suisse, avec 35'000 licenciés, mais seulement 5'000 en Suisse romande. Et Fribourg est la plaque tournante et doit être l'ouverture vers la Suisse romande. Il s'agit pour nous de fédérer les meilleurs joueurs pour faire monter le club et avoir de la visibilité sur la Suisse romande avec les autres clubs romands qui essayent de percer et gentiment de monter dans les classements.

Il y a quand même un certain engouement pour ce sport sur Fribourg. Maxime, du côté de la Suisse alémanique, est-ce qu'on peut dire qu'il y a un énorme engouement?

Maxime Perroulaz: Alors, plus qu'ici, effectivement. Le niveau suisse allemand est beaucoup plus développé, on va dire, qu'en Suisse romande. Mais justement, comme Christophe a dit, ça s'améliore et ça ne peut qu'aller en mieux. Mais c'est vrai qu'en Suisse allemande, pour l'instant, c'est bien plus connu et apprécié.

Vous, avec votre club de Winterthour, vous avez l'une des meilleures, voire la meilleure salle de Suisse pour pratiquer le hockey. Ça ressemble à quoi quand vous jouez à domicile?

C'est incroyable d'être devant 2'000 spectateurs à peu près. Les sensations d'être vraiment soutenu par des fans qui sont là pour nous voir.

2'000 personnes à Sainte-Croix, Christophe Bulliard?

C'est possible. Dans les play-off, on est arrivés à 1 200. On veut absolument battre ce record avec les play-off qui commencent maintenant. Il faut dire aussi qu'un grand pas a été fait avec la superfinale à Fribourg, amenée par un de mes prédécesseurs, David Krienbühl. C'est 8 000 Suisses allemands qui étaient heureux de venir à la BCF Arena. La prochaine sera le 25 avril et j'espère bien voir Maxime dans les buts, un retour à la maison.

Mais pour Sainte-Croix, on a de la place, on a de la chance par rapport à d'autres clubs, on peut accueillir beaucoup plus de personnes que ce qu'on a actuellement, donc voilà, c'est ouvert, on attend le public.

La Télé - Gaël Longchamp / Adaptation web: Mattia Pillonel
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