Quelles sont les limites de la liberté d'expression?
Paru le 12 avril dernier dans la Liberté, un courrier des lecteurs relance le débat sur la liberté d'expression et sur le rôle des médias.

On n’a certainement pas fini d’en parler. Un courrier des lecteurs paru dans la Liberté le 12 avril dernier a indigné de nombreuses personnes à Fribourg et en Suisse romande. Un texte jugé sexiste et qui, pour certains, contribue à banaliser la culture du viol. Symptôme d'une trop grande sensibilité sur ce sujet pour d’autres.
Quel est le rôle des médias dans tout ça? Il y a-t-il un risque d'auto-censure de la part des journalistes? De ne plus écrire sur certains sujets de peur de fâcher? Quel est la raison d’être d’un courrier des lecteurs ?
Trois invités en discutent: Catherine Friedli, membre du collectif de la Grève féministe Fribourg, Isabelle Falconnier, journaliste et chroniqueuse et Peter Rothenbühler, ancien rédacteur en chef du Matin.
Le dialogue a été difficile. Pour Catherine Friedli, le collectif n’est pas contre la liberté d’expression: "Ce qu’on constate c’est qu’actuellement dans la société, ce sont les personnes qui sont dominantes qui ont ce droit d’expression". Peter Rothenbühler, en tant qu’ancien rédacteur en chef, pense que cette réaction est "absolument ridicule, (…)" et se positionne contre "ces nouvelles polices de l’opinion". Selon Isabelle Falconnier, pour qu’il y ait une culture du débat possible: "Il faut pouvoir entendre des opinions contraires".
Les échanges ont été vifs, preuve que le sujet est délicat et concernant pour l’intérêt public. A vous de vous faire une opinion.
Pour visionner le débat complet:


