Rythme des réouvertures critiqué malgré les assouplissements
A l'issue des décisions définitives du Conseil fédéral, certaines voix continuent d'en appeler à des réouvertures plus rapides.

Le Centre patronal et economiesuisse ont par exemple déploré mercredi un assouplissement insuffisant, et une politique du Conseil fédéral fondée sur la peur et la défiance. Cela alors que tous les indicateurs sanitaires témoignent d'une amélioration de la situation. (Lire le détail des décisions du gouvernement)
L'examen des chiffres à disposition démontre que les scénarios catastrophe sur la base desquels a été fondée la politique de verrouillage des autorités ne se réalisent tout simplement pas, constate le Centre patronal. Dans ces conditions, "les restrictions qui continueront de peser sur de nombreuses entreprises, sur les acteurs culturels et sportifs, sur les lieux de formation ainsi que sur les simples citoyens se heurtent à l’incompréhension", dit-il.
L'UDC veut une réouverture immédiate
Du côté des partis, les réactions sont diverses et variées. "Le Conseil fédéral s'entête et ignore les cantons et les commissions parlementaires!", tonne l'UDC en réaction à l'ouverture par étapes confimée mercredi par le Conseil fédéral. Le fait que le gouvernement ne procède pas à des ouvertures plus rapidement est "un affront". Pour la gauche, la stratégie est raisonnable.
Pour l'UDC, "la population et les entreprises continuent d'être harcelées". Le conseiller fédéral Alain Berset a complètement imposé ses conditions et ses deux collègues du PLR continuent de le laisser faire, critique l'UDC. Le parti exige l'ouverture immédiate de tous les commerces et entreprises ayant des concepts de protection.
"Les gens veulent vivre. Avec cette politique, le Conseil fédéral rend malade la population en bonne santé", estime le président de l'UDC Marco Chiesa, cité dans le communiqué.
"Incompréhensible"
Le PLR juge incompréhensible qu'il n'y ait pas d'ouverture, même partielle, dans le secteur de la gastronomie ou dans le domaine de la culture le 1er mars. Et cela bien qu'une majorité des cantons l'ait réclamée.
Le PLR réclame un système de coordination clair pour les semaines à venir. Il demande que les enfants de moins de 18 ans ne soient plus pris en compte dans la limite maximale pour les rassemblements privés et que le réexamen des mesures se fasse toutes les deux semaines. Enfin, il est impératif d'accélérer la campagne de vaccination et d'augmenter la cadence des tests.
A l'adresse de l'UDC, le président des Vert'libéraux Jürg Grossen lance: "Le Conseil fédéral ne s'est pas laissé impressionner par le vacarme de ceux qui ne savent plus s'ils sont un parti gouvernemental ou fondamentalement dans l'opposition".
L'assouplissement est raisonnable, juge le PVL. La pandémie n'est pas terminée, une nouvelle flambée des cas d'infection serait catastrophique, rappelle le parti.
"Raisonnable" selon le PS
Le PS se félicite que le Conseil fédéral s'en tienne à sa ligne de conduite, qualifiée de "raisonnable". Les ouvertures par étapes sont scientifiquement fondées.
Associée à la campagne de vaccination, cette stratégie de détente donne à la population une perspective pour ce printemps et cet été. Les entreprises bénéficient d'une plus grande certitude en matière de planification. Un assouplissement trop rapide prétériterait les progrès réalisés ces dernières semaines. Mais les aides économiques qui l'accompagnent restent encore insatisfaisantes, estime le PS.
Pas d'ouverture précipitée
Les Verts rappellent que la situation reste incertaine. Il est dès lors important que le Conseil fédéral procède à des ouvertures avec prudence et par étapes.
Il ne doit pas y avoir d'ouverture à l'aveuglette le 22 mars, et il reste essentiel d'accroître le soutien économique et de veiller à ce que l'aide aux personnes en difficulté parvienne rapidement aux personnes touchées dans tous les cantons, exigent-ils aussi.


