Son rêve de gosse: intégrer la Garde suisse
Cyril Bernard, résident d'Attalens, suit une formation de deux mois pour apprendre à servir le Pape François. Et il est impatient.

Ils sont jeunes, catholiques romains, célibataires et mesurent au moins 1m74. Un contingent de 17 aspirants gardes pontificaux est actuellement en formation. Leur objectif: intégrer l'une de plus petites armées du monde, avec actuellement 135 hommes, et aussi l'une des plus reconnaissables. Et pour cause !
Avec leur uniforme à larges bandes rouges, bleues et jaunes, leur casque, leur armure et leur hallebarde, les soldats du Pape semblent tout droit venus de la Renaissance. Depuis cinq siècles en effet, ces mercenaires suisses s'engagent à protéger le Souverain pontife, même au prix de leur vie.
Appartenir à cette troupe si particulière, Cyril Bernard en rêve depuis qu'il a 12 ans. Un rêve en passe de devenir réalité. Le jeune Vaudois, qui réside à Attalens dans le canton de Fribourg, est actuellement en formation avec 16 autres camarades. Sélectionné sur dossier et après différents tests d'aptitude, l'employé de banque de 20 ans poursuit actuellement sa formation. Deux mois au total, d'abord au Vatican puis auprès de la police tessinoise à Monteceneri. Au programme: suivre des cours intensifs d'italien, apprendre à marcher au pas et manier la hallebarde et aussi mémoriser les lieux et personnes que le Pape François cotoie. Le jeune homme prêtera serment au Vatican le 6 mai prochain.
Bientôt des recrues féminines
"Les gens se posent beaucoup de questions" constate Cyril Bernard quand il évoque sa vocation de Garde suisse. Mais il sent aussi beaucoup d'admiration et de respect pour son engagement, à la fois professionnel mais également spirituel.
Pour le moment, seuls les hommes peuvent prétendre à rejoindre les rangs de corps d'armée. Mais les temps changent et la caserne des Gardes aussi. La nouvelle bâtisse, qui doit être achevée en 2027, offrira des chambres individuelles. Il n'y aura donc plus d'obstacle pratique à l'admission de recrues féminines. Pour autant toutefois que le Pape lui-même donne son aval. Entretemps, Cyril Bernard aura fini sa formation et même ses deux ans obligatoires de service. Mais qui sait, peut-être prolongera-t-il encore son rêve de gamin quelques années de plus.


