La brocante d'Estavayer fait le bonheur des chineurs
Du 6 au 9 août, une soixantaine de stands ont envahi la vieille ville d'Estavayer-le-Lac. Reportage auprès de chineurs venus dénicher leur graal.
En ce dimanche après-midi, les ruelles médiévales de la vieille ville d'Estavayer-le-Lac prennent des airs de marché aux trésors. Entre deux averses, une soixantaine de stands se bâchent et se débâchent pour protéger reliques et bibelots. La météo changeante n'effraie toutefois pas les chineurs venus dénicher leur graal.
Parmi eux, Sven et Maya, pour qui la brocante est une histoire de famille. "C'est la première fois ici, mais les enfants se sont bien habitués au fait que je m'arrête dans tous les magasins de brocantes", rigole le père. "J'adore regarder toute la variété d'objets qu'ils ont", rajoute-t-il.
Si Sven n'a pas encore trouvé sa pépite, Maya a, elle, trouvé son bonheur: une chignole. Étudiante en bijouterie, elle a flashé sur cet outil pour l'utiliser pour ses créations. Si elle l'a acheté, c'est pour sa qualité: "C'est quelque chose qui va durer toute une vie", explique-t-elle.
Un cheval au galop jusqu'aux Franches-Montagnes
Un peu plus loin, dans les rues pavées de la vieille ville, Fabiola Giger se promène fièrement avec un cheval sous le bras. Originaire du Noirmont, la sacristine et concierge s'est déplacée jusqu'à Estavayer pour la brocante. "On est fan des brocante", s'exclame-t-elle.
Le déplacement en terre staviacoise valait la peine: elle y a déniché un cheval pour décorer son jardin. Pour Fabiola, la brocante rime avant tout avec coup de cœur: "Je crois que les brocantes c'est des coups de cœur, tout d'un coup il y a quelque chose qui vous tilte et puis voilà." Un objet qui avait déjà tapé dans l'œil de Fabiola lors de la brocante d'Avenches, et qui prend ici tout son sens: "En plus on est des Franches-Montagnes", rigole-t-elle.
Un carnet pour des lettres manuscrites
Au détour d'un stand, Cristina, étudiante en ostéopathie, nous présente ses différentes trouvailles. Dans son sac: un appareil photo argentique, une caméra, une broche, ainsi qu'une petite boîte. Mais c'est un carnet vintage qui a sa préférence: "C'est un carnet et dedans il y a des feuilles et des enveloppes pour écrire des lettres aux personnes qu'on aime", confie Cristina.
Pour l'étudiante, ce carnet est aussi un moyen de replonger en enfance: "Quand j'étais petite, j'avais des carnets et j'écrivais tout le temps des lettres à mes grands-parents. Le fait de tomber de nouveau sur le même objet, ça m'a donné envie de réécrire à la main." Le côté vintage, c'est justement ce qui plaît à Cristina dans les brocantes: "Ça rend le truc un peu plus unique et un peu plus spécial quand on l'utilise", explique-t-elle.




