L'Etat de Fribourg veut être un employeur plus attrayant

Fribourg doit réviser partiellement sa loi sur le personnel de l'Etat (LPers) vieille de 20 ans. Le projet a été transmis au Grand Conseil.

L'Etat de Fribourg doit devenir un employeur plus attrayant, a estimé Georges Godel, conseiller d'Etat en charge des finances. © KEYSTONE

Les quelque 20'000 fonctionnaires fribourgeois vont connaître un changement de culture d'entreprise. L'Etat a révisé partiellement sa loi sur le personnel, une condition nécessaire pour mettre en place sa nouvelle politique de ressources humaines, axe qui figurait dans le programme gouvernemental de législature.

La révision partielle de la LPers sera bientôt soumise au Grand Conseil. "La dernière révision complète remonte à 2001, a rappelé la conseillère d'Etat Anne-Claude Demierre. Le texte reste actuel, mais implique des adaptations." Ces modifications doivent permettre au Canton de devenir un employeur moderne et attractif et offrir la possibilité de mieux concilier vie familiale et professionnelle.

Congé paternité de 15 jours

Parmi les changements, les licenciements seront facilités, notamment pour réduire les cas de blocage. "Le but n'est pas d'augmenter leur nombre, mais d'améliorer recrutement et encadrement et éviter les erreurs de casting", a insisté Jean-Pierre Siggen, Directeur de l'instruction publique.

La loi révisée accorde aussi un congé maternité de seize semaines, deux semaines de plus que sur le plan fédéral. Le congé paternité est étendu à 15 jours, contre 5 jours actuellement. Un congé pour adoption de 12 semaines est par ailleurs adopté. Il est aussi question d'accorder un congé pour les proches aidants et d'octroyer une prime individuelle ou de groupe pour prestations exceptionnelles.

Près de 2 millions de francs

Un groupe de travail qui a intégré les employés a été mis en place en 2018 pour définir la nouvelle politique du personnel. "Travail mobile, numérisation et apprentissage tout au long du parcours professionnel sont au menu de la révision", a précisé Gabrielle Merz, cheffe du service du personnel.

Le coût total de la révision se montera à 1,8 million de francs, soit 0,1% des dépenses annuelles du canton en matière de personnel. Les communes auront à supporter un surcoût de 205'000 francs. "On a fait une évaluation pour aller beaucoup plus haut, mais le changement aurait coûté bien plus cher", explique Georges Godel.

ATS / RadioFr.
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