Les citoyens disent oui à la vente de la Chassotte

Le bâtiment emblématique situé à l'entrée de Givisiez sera donc transformé en hôtel cinq étoiles par un investisseur privé.

Le bâtiment emblématique de la Chassotte était vide depuis une quinzaine d'années. © Frapp

C'est une étape décisive qui a été franchie pour l'avenir de la Chassotte, à Givisiez. Le bâtiment emblématique, ancien pensionnat international pour jeunes filles, situé à l'entrée de Givisiez, à côté de l'autoroute, sera bien transformé en hôtel cinq étoiles.

Les deux communes co-propriétaires des lieux, Granges-Paccot et Givisiez, tenaient leur assemblée communale lundi soir. Dans les deux cas, la cinquantaine d'habitants présents ont avalisé la décision à l'unanimité. Le projet n'a pas fait de vague. "Enfin, le bâtiment va être revalorisé, il est temps! Et puis cela créera aussi des emplois", se réjouit un habitant de Granges-Paccot.

L'entreprise Cardeco, portée par l'homme d'affaires Antonio Carrisi, rachètera donc la Chassotte et une partie du parc environnant pour sept millions de francs. Le contrat doit être signé dans les prochaines semaines. Chaque commune recevra trois millions et demi de francs. Le bâtiment historique, protégé, sera donc transformé en luxueux hôtel.

Syndic de Granges-Paccot, René Schneuwly se dit satisfait de la situation: "On pouvait s'attendre à ce qu'il y ait des regrets ou des préoccupations de la part des citoyens, mais cela n'a pas été le cas. Notre proposition a convaincu. C'est une bonne solution."

Le projet d'Antonio Carrisi avait été retenu parmi quatre dossiers suite à un appel d'offres lancé en novembre sur l'avenir de la Chassotte. "Les autres projets qui nous avaient été soumis prévoyaient surtout la construction de logements ou de bureaux, cela créait moins de valeur ajoutée", précise le syndic de Granges-Paccot.

Les deux communes avaient racheté le bâtiment de la Chassotte et son parc au début des années 2000. En 2023, elles avaient investi un demi-million de francs pour remettre en état la bâtisse, rongée par la mérule pleureuse, un champignon qui s'attaque aux bâtiments. Elles restent désormais propriétaires d'un peu plus de 20'000 mètres carrés de terrain sur le site.

RadioFr. - Maëlle Robert
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