Gravières: pas d'augmentation de la distance minimale

Une motion citoyenne forte de plus de 1'200 signatures a été rejetée par le Grand Conseil. Les députés préfèrent une étude au cas par cas.

Les députés ont été nombreux à exprimer leur compréhension face aux nuisances potentielles. (image prétexte) © Envato

Le Grand Conseil a rejeté ce vendredi la motion populaire qui exigeait une distance minimale de 200 mètres entre les gravières du canton et les zones d’habitation. L’initiative, portée par un groupement citoyen, avait pourtant récolté un grand nombre de signatures.

Les députés ont exprimé leur compréhension face aux nuisances potentielles. Mais ils estiment qu’une règle uniforme n’est pas la solution la plus adaptée. Le Conseil d'État a insisté qu'une étude au cas par cas selon la topographie et les aménagements possibles est plus adaptée.

"Les gravières, on a la chance d’en avoir, on doit profiter de cette manne qui nous est donnée", défend Bernard Bapst, député UDC et président de la commission des motions populaires. "C’est quand même un apport financier important, surtout pour les petites communes, par exemple comme la mienne à Hauteville."

"Favorables" sur le principe

Dans les faits, la grande majorité des exploitations prévues ou existantes respectent déjà spontanément cette distance de 200 mètres.

Malgré le revers, le groupement citoyen estime avoir fait mouche avec leur texte. "Ce que j’entends, c’est que la commission qui a examiné notre motion populaire était sur le principe favorable, même si sur la forme, elle avait peut-être des réticences", explique Dominique Sprumont, membre du mouvement.

L'an dernier, les députés du Grand Conseil ont accepté le principe d'une distance de 100 mètres au moins entre les gravières et les zones habitables. La loi doit encore être modifiée dans ce sens.

RadioFr. - Simon Gumy / mp
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