A Gletterens, la 36e rentrée de Françoise Chassot

A Gletterens, 12 élèves de 1H ont fait jeudi la connaissance de leur maîtresse, Françoise Chassot. Rencontre avec cette passionnée à l'occasion de la rentrée.

Françoise Chassot enseigne à Gletterens depuis 10 ans. © Radio Fribourg

Elle a préparé tout un parcours. Les enfants doivent trouver leur prénom au- dessus du crochet à habit, mettre leurs chaussons, déposer un tablier à peinture, s'installer à une table, commencer à dessiner et dire au revoir à Papa parfois, à Maman presque toujours, aux deux plus rarement.

Avec l'au revoir viennent les larmes. Elles sècheront vite avec Henri Dès et les présentations à Oli, le petit éléphant en peluche dont les grandes oreilles n'attendent que d'entendre le nom de ses nouveaux amis.

Marie, Louise, Hugo, Léon et Emilien n'oublieront jamais ce jour. L'ambiance, leurs copains, les odeurs et surtout leur maîtresse. 

Une bonne adrénaline

"Il y a toujours un peu de stress, mais c'est un stress positif", explique la Broyarde qui dit avoir toujours son coeur d'enfant de 6 ans. "Ce sont de nouveaux enfants. On se découvre. On apprend à se connaître. Cette première rencontre est tellement importante, c'est le départ pour l'école. On soigne la relation, la confiance, le lien avec les copains." 

"C'est vraiment un challenge extraordinaire. Quand ils arrivent en 1H, je les compare souvent à des petites fleurs. Ils quittent le milieu familial. C'est leur premier pas dans le milieu scolaire. Au début, il y a un peu de craintes et puis on les voit s'épanouir de jour en jour. Et ça, c'est vraiment ma joie, quand ils arrivent à la fin de la 2H, ils sont vraiment ces fleurs toutes ouvertes, toutes épanouies."

Pas mieux avant

Quand on lui demande comment son métier a évolué, elle réfléchit un instant, avant de répondre. "Ce qui a changé, c'est peut-être l'organisation. Quand j'ai commencé, à Fétigny, dans un petit village, il y avait des petites classes avec cinq, sept, ou dix élèves au plus. On était une petite famille, il y avait moins d'organisationnel. Cette année, le lundi matin et le vendredi matin, nous avons 23 élèves. C'est l'effectif maximal et c'est important d'être organisé." 

Et c'était mieux avant? Les enfants étaient plus sages, mieux éduqués? "Je trouve qu'un enfant de quatre ans, de cinq ans, de six ans, il reste ce même enfant qui s'émerveille, qui a des étoiles dans les yeux. Je trouve que les enfants de maintenant sont idem que les enfants d'avant." 

RadioFr. - Vincent Dousse
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