La moitié des employés d'Epredia a retrouvé un emploi
L'usine, ex-Electroverre, qui produisait du verre à Romont, avait fermé au mois d'avril. Une soixantaine d'employés avaient été licenciés.

Aujourd'hui, quatre collaborateurs travaillent pour l'ancienne usine d'Epredia à Romont. Ils accomplissent les dernières tâches administratives liées à la fermeture du site et au transfert de certains dossiers. La fermeture définitive est prévue pour le mois de mars prochain, soit quasiment un an après la fin des activités sur ce site glânois.
Cette usine d'Epredia, anciennement Electroverre, produisait du verre pour les lames de microscope utilisées dans les diagnostics des cancers. Elle avait ouvert en 1935 et employait, juste avant sa fermeture, 67 employés. Aujourd'hui, la moitié a retrouvé un emploi, selon l'ancien directeur de l'usine, Pierre Hemeryck: "Juste après l'annonce, j'avais posté un message sur le réseau social professionnel LinkedIn et rapidement, des entreprises de la région se sont montrées intéressées. Elles nous ont proposé des postes", raconte-t-il.
Car le profil des anciens employés de cette usine de Romont, connue pour sa passerelle au-dessus de la route, est intéressant pour certains employeurs: "On avait des employés qui travaillaient en 3x8 et même en 5x8, 24 heures sur 24, 365 jours par an, dans des conditions extrêmement difficiles. Ils étaient polyvalents et autonomes, notamment dans le secteur de la maintenance", poursuit l'ancien directeur. Certains employés travaillent aujourd'hui chez Liebherr, Groupe E, ou encore Nespresso.
Plusieurs acheteurs intéressés
Mais pour d'autres anciens salariés, se réinsérer sur le marché du travail est bien moins évident: "Certains employés ont fait toute leur carrière dans cette entreprise et approchent de la soixantaine, cela peut être plus compliqué. C'est justement pour cela, pour les accompagner, que notre plan social comprend un volet formation."
Quant à l'usine en elle-même, elle est désormais vide et sous surveillance, 24 heures sur 24. Le four a été démonté, les équipements démantelés. Il y fait froid, bien loin de l'extrême chaleur qui y régnait lors que le four, en activité, contenait 220 tonnes de verre en fusion. Aujourd'hui, l'usine a été mise en vente. Selon Pierre Hemeryck, plusieurs entreprises, dont des sociétés de la région, se sont montrées intéressées. Mais il n'en dit pas plus, ces informations sont confidentielles.
Cela dit, il faudra avoir les reins solides pour acquérir ce lieu: "Il a du potentiel, pour du stockage ou même des lignes de production, mais des travaux seront nécessaires". Il faut dire que le bâtiment a été construit en plusieurs étapes, mais il est âgé de 50 à 70 ans. D'après l'ancien directeur de l'usine, rien ne sera conclu avant six mois.
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