Comment résistent les petits festivals?
Pour faire leur place dans la jungle de l'évènementiel, le Festival du Gibloux et Esta'Swing livrent leurs stratégies.

Karin Baumgartner: Léo Tona, vous êtes responsable des infrastructures et futur président de l'association du Festival du Gibloux. Est-ce que c'est dur de survivre parmi ces grands évènements que peuvent être le Paléo ou le Montreux Jazz Festival?
Léo Tona: Pas vraiment. On ne fait pas du tout la même chose en fait. On est un petit festival gratuit où nous construisons tout. Les bars et les stands de nourriture sont en bois et les scènes c'est juste des armatures en métal. On travaille à plus petite échelle, ça n'a rien à voir.
Karin Baumgartner: Heike Wyler, vous êtes la directrice administrative d'Esta'Swing. Et vous?
Heike Wyler: Nous avons le soutien de l'Office du tourisme d'Estavayer-le-Lac, sponsors quelques dons privés. Mais surtout, nous avons reçu beaucoup de demandes de personnes qui souhaitaient être bénévoles chez nous, ce qui nous aide beaucoup. Je crois que les Staviacois se réjouissent de danser, d'écouter de la musique et ont envie d'aider.
Karin Baumgartner: Léo Tona, votre festival s'apprête à vivre sa 32e édition. Quel est le secret de cette longévité?
L.T: C'est déjà le cadre, je pense. On a la chance d'être dans une très belle forêt. Et puis nous avons une programmation assez pointue qui, même si elle ne ressemble pas à celles des gros festivals, met en avant beaucoup de groupes locaux mais aussi quelques artistes étrangers. Il y en a pour tous les styles et pour tous les âges.
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