Après Carnaval, les stations tirent un bilan mitigé
Le bilan des vacances varie selon les domaines skiables fribourgeois. La neige s'est faite rare, mais certains s'en tirent bien.

La saison de ski tire à sa fin dans les montagnes fribourgeoises. Et pour certaines stations, elle est même déjà terminée. Alors que la semaine de carnaval vient de s'achever, les Paccots, eux, ont déjà arrêté leurs installations il y a près de deux semaines.
En pleines relâches vaudoises, pourtant synonymes de forte affluence. Sauf que la neige, elle, n’a pas daigné tomber depuis la mi-janvier. Impossible désormais de poursuivre l’exploitation des lieux.
30 jours d'exploitation seulement
Comme le précise Lionel Werlen, président du Conseil d’administration du Monte-Pente de Corbetta SA, il faudrait de nouvelles chutes de neige, un peu plus que quelques centimètres, pour pouvoir rouvrir les pistes. Une option encore envisageable.
Mais pour l’heure, pas de précipitations à l’horizon et un bilan hivernal vraiment pas terrible. Une trentaine de jours contre environ 80 habituellement, voilà à quoi se résume la saison de ski 2022-2023 dans la station veveysanne, une saison qui s’est ouverte le 18 janvier pour se terminer, en tout cas provisoirement, mi-février.
Si le bilan financier n’est pas encore établi, les comptes étant bouclés en septembre, il faudra trouver des solutions pour combler le déficit. Les salaires eux, ont toutefois été payés, comme nous l’indique Lionel Werlen. A plus long terme, c’est sur le tourisme 4 saisons que les Paccots veulent et doivent s’orienter. Un projet est à l’étude, en collaboration avec la station de Rathvel.
Moins catastrophique mais pas génial non plus, le bilan de la Berra. Avec une fréquentation en nette baisse lors de la semaine de vacances des Fribourgeois, la station paie, elle aussi, aussi le manque de neige qui l’a obligée à fermer une partie de son domaine. Mais pour Bruno Sturny, directeur des remontées mécaniques, ce n’est pas une fatalité. La neige a été généreuse au cours des deux précédentes années. Il espère bien que les prochaines saisons seront nettement plus blanches. En attendant, le domaine, et plus particulièrement la zone enneigée mécaniquement, demeure praticable. Des écoles sont d’ailleurs attendues cette semaine encore.
Charmey relativise
A Charmey, Claude Gendre a le sourire. Alors oui, seule une partie du domaine est ouverte, et oui l’enneigement pourrait être nettement meilleur. Mais pour le co-directeur de Télécharmey SA, la semaine de Carnaval a été plutôt bonne. Et l’ensemble de cet hiver 2022-2023 pas si mal que ça. Au point que si la neige devait pointer le bout de ses flocons et les skieurs profiter encore des dernières semaines d’ouverture, la saison pourrait être conforme aux attentes des responsables de la station.
Pas de canon à neige là, mais une "snow factory", autrement dit une fabrique de neige, qui permet au domaine de garantir un minimum d’enneigement. Et d’assurer la transition vers le fameux tourisme 4 saisons. Un modèle dans lequel le ski et les sports de glisse ont encore leur place et leur importance, relève encore Claude Gendre. Pour l’heure, une partie des installations est encore ouverte, à priori jusqu’à la fin du mois de mars. Mais c’est de semaine en semaine que les responsables du domaine vont évaluer la situation et prendre une décision.
Il est encore possible de skier aussi à Jaun normalement jusqu'au 19 mars. Au Lac Noir aussi. Mais la station singinoise ne peut toutefois plus compter sur de l’enneigement artificiel supplémentaire. Le réservoir d’eau alimentant ses canons à neige est en effet à sec. Enfin concernant Moléson, les jeux sont faits. La station a fermé l’ensemble de son domaine skiable.


