L'évêque Morerod victime d’un usurpateur sur Facebook
Charles Morerod porte plainte. L’évêque de Lausanne, Genève et Fribourg se dit victime d’un usurpateur sur Facebook, rapporte vendredi le quotidien La Liberté. Il ne se fait toutefois guère d'illusions quant à l'efficacité de la démarche.

Le vrai Charles Morerod a publiquement dénoncé l'usurpation dans un récent post publié sur le réseau social incriminé, "J'hallucine en voyant que des dizaines de personnes, qui en partie me connaissent, deviennent amies de ce faussaire qui se présente avec un bon nombre d’informations fausses et invraisemblables", écrit-il par dépit.
C’est que cela fait environ un an que l’auteur de ce faux profil noue des contacts grâce à la tromperie, relève La Liberté dans son article révélant l'affaire. "Un prêtre s’en est rendu compte et m’a dit: ce n’est pas toi qui as écrit, car tu n’écris pas comme cela", poursuit l'évêque dans son message.
Pas une première
Pour autant, Charles Morerod n’est pas resté les bras croisés. "J’ai signalé le problème à Facebook plusieurs fois. Malheureusement, mes demandes répétées de suppression de ce compte ne méritent même pas un accusé de réception de Facebook", déplore le prélat dans les colonnes du quotidien fribourgeois.
"J’ai porté plainte contre l’auteur de l’usurpation pour avoir la trace du fait que ce n’est pas moi", détaille encore l'évêque dans son post. Mais il ne se fait pas d’illusions sur l’issue. "La police m’a dit qu’elle essaierait de le retrouver, mais qu’il y avait peu de chance que l’enquête aboutisse."
S’il a porté plainte, c’est d’abord pour se prémunir, car Charles Morerod a déjà subi, il y a un peu plus d’une année, une usurpation d’identité aux conséquences fâcheuses pour un tiers. "Quelqu’un s’est fait passer pour moi sur Messenger, le serveur de messagerie de Facebook, et a soutiré de l’argent à une autre personne".


