Un dessinateur fribourgeois en Une du Monde
Debuhme a vu tout récemment l'un de ses dessins publié en première page du quotidien français.

"J'ai reçu un coup de fil de ma maman!", plaisante Philippe Baumann, alias Debuhme, quand on lui demande s'il a été contacté pour de nouveaux mandats suite à la parution de son dessin. "Bien sûr, j'ai eu des félicitations, mais rien de concret pour l'instant", explique le dessinateur qui travaille notamment pour Vigousse et l'Illustré. "Si ça peut déboucher sur quelque chose, c'est un plus. On n'a pas l'habitude de bénéficier d'une visibilité pareille!" (ndlr Le Monde compte 460'000 abonnés.)

A l'origine, il y a ce dessin, réalisé entre le G20 et la COP26. Les deux rendez-vous mondiaux lui inspirent cette illustration qu'il soumet à l'association Cartooning for peace, dont il fait partie depuis plus de 5 ans.
Ce réseau, qui regroupe quelque 200 dessinateurs de presse à travers le monde, fournit notamment les dessins destinés à la carte blanche du quotidien Le Monde. "Le fait de regrouper les dessinateurs au sein d'une association crée un certain poids au niveau international", explique Debuhme.
Par soutien pour ses pairs
Début octobre, le Fribourgeois est contacté par Cartooning for peace pour intégrer le groupe de dessinateurs qui participent à la carte blanche. Il envoie deux dessins. Et l'un d'eux est sélectionné: "Quand j'ai appris la nouvelle, j'étais en train de faire le jardin. J'avais 15 appels en absence!", se souvient l'illustrateur. "J'étais hyper content, bien sûr!"
Son engagement au sein de Cartooning for peace, Debuhme l'explique aussi par soutien pour ses pairs: "On n'est pas dessinateur de presse de la même manière de par le monde. Certains risquent leur vie, d'autres moins." A l'image de ce confrère égyptien rencontré il y a quelques années, qui ironisait: "Mais en Suisse, vous avez quelque chose à croquer? Vous avez des problèmes?"
Debuhme ferait-il le même métier s'il risquait sa vie? "J'ai envie de dire oui, mais c'est facile en étant assis sur un canapé. Je serais peut-être cloîtré chez moi à pleurer!", confie-t-il, en précisant encore son admiration pour ceux qui exercent son métier sous pression.


