Villars-sur-Glâne: Notre-Dame de la route est en vente
Les jésuites, propriétaires, ont mis en vente le domaine de 28'000 mètres carrés à Villars-sur-Glâne. La commune se montre intéressée.

Le domaine de Notre-Dame de la Route, à Villars-sur-Glâne, est à vendre pour 16 millions de francs. Une annonce est en ligne sur le site de l'agence immobilière Gestina. Les jésuites, propriétaires du site de 28'000 mètres carrés, souhaitent s’en séparer, nous ont-ils confirmé.
Les jésuites d’Europe centrale expliquent leur décision par la diminution du nombre de membres. La relève se fait attendre, ils doivent donc s'adapter et se séparer de certains lieux "qu'ils ne sont plus en mesure de gérer". Le vaste domaine de Villars-sur-Glâne en fait partie.
Les premières réflexions pour se séparer de la propriété datent de fin 2023. Des discussions ont ensuite eu lieu avec plusieurs potentiels repreneurs, sans succès. Le site comprend un hôtel, un restaurant et un parc avec des animaux.
L'avenir du CIS en question
Le domaine est exploité depuis dix ans par le Centre d’insertion socioprofessionnelle (CIS) de Fribourg. Une cinquantaine de personnes y travaillent. L’institution y propose notamment des formations dans les métiers de l’hôtellerie, de la restauration et du jardinage. Le bail du CIS arrive à échéance en novembre.
Sa directrice Elisabeth Mauron-Hemmer assure que tout a été fait pour "être un acteur intéressant pour le futur propriétaire." Elle détaille: "Nous avons une équipe performante dans l'hôtellerie et la restauration et nous remplissons aussi très bien notre mission sociale. Nous portons également une attention particulière sur le développement durable."
En fin d'année dernière, le CIS a reçu la mention spéciale du Prix Migration et Emploi 2025 décerné par le canton de Fribourg. Une distinction biennale qui récompense les initiatives exemplaires en faveur de l’intégration professionnelle des personnes issues de la migration.
La commune intéressée
La commune de Villars-sur-Glâne confirme être en pourparlers en vue d’un possible rachat du site. Le syndic, Bruno Marmier, ne souhaite pas faire davantage de commentaires, en pleine période électorale. Un tel investissement devrait toutefois être soumis au Conseil général.


