Le Vacherin fribourgeois résiste aux turbulences de 2025
L'Interprofession du Vacherin fribourgeois a dressé mardi le bilan de l'exercice 2025. Résultat: une année solide, mais sans record.

La filière a produit près de 3000 tonnes de fromage en 2025, et 400 tonnes destinées à l'exportation. Des chiffres qui ne constituent pas un record, mais qui s'inscrivent dans la lignée des années précédentes. La direction de l'interprofession en tire un bilan positif, d'autant plus que le contexte géopolitique et économique mondial reste marqué par de nombreuses incertitudes.
Les droits de douane américains ont fait mal
L'année n'a pas été sans accrocs. Les droits de douane imposés par les États-Unis ont provoqué une chute des exportations de 50% vers ce marché. Un choc, même si son impact global reste limité: les États-Unis ne figurent pas parmi les débouchés principaux du Vacherin fribourgeois, et les volumes concernés restent relativement faibles.
En Europe, la baisse du pouvoir d'achat durcit la concurrence entre les fromages, et la filière doit redoubler d'efforts pour maintenir ses parts de marché. "La pression sur le marché indigène et européen, on l'a clairement ressentie. Les difficultés financières des consommateurs français et allemands se traduisent par moins de ventes d'un fromage premium comme le vacherin."
Les quotas maintenus, mais sous surveillance
Pour l'heure, l'interprofession maintient les quotas de production à 100% aussi bien pour les zones de plaine que pour les alpages. Elle n'exclut toutefois pas de les revoir à la baisse si l'évolution des stocks l'exige. Une décision qui dépendra des prochains mois et de la capacité de la filière à écouler sa production dans un environnement commercial toujours plus exigeant.


